1re année : la réforme ne convainc pas
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C'est à partir de la rentrée 2010 que la réforme de la première année de médecine (PCEM1) s'appliquera. Objectif : éviter que chaque année, 85 % des inscrits en PCEM1, collés au concours de fin de 1re année (le numerus clausus a été fixé à 7.400 pour cette rentrée), se retrouvent sans alternative (à part le redoublement). La première année (L1 Santé) sera donc commune aux études de médecine, pharmacie, dentaire et de sage-femme et des réorientations seront possibles (voire obligatoires), dès la fin du premier semestre pour ceux qui « lâchent ». Alors que l'arrêté d'application doit être publié incessamment et que les programmes sont en cours de finalisation, cette réforme est jugée trop timide. Beaucoup auraient souhaité qu'elle aille plus loin concernant les passerelles. Mais celles-ci sont difficiles à mettre en place avec des disciplines comme le droit. Par ailleurs, la sélection à l'entrée, souhaitée par la Conférence des doyens de médecine, mais vivement combattue par les étudiants, reste en débat. Seul répit, « elle est pour l'heure politiquement injouable, notamment par rapport à la configuration actuelle du bac », admet Jean-François Bach, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences. C. J.
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