Thomson précise son plan de sauvetage
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électroniqueThomson a détaillé les modalités de la procédure de sauvegarde qu'il a déclenchée la semaine dernière auprès du tribunal de commerce de Nanterre pour restructurer sa dette d'environ 2,8 milliards d'euros. Ses créanciers auront à se prononcer d'ici à Noël sur un schéma presque identique à celui dévoilé fin juillet. Le spécialiste des technologies de l'image avait échoué à le faire adopter dans les temps. En effet, selon les informations dévoilées mercredi soir par Thomson, Deutsche Bank, qui détenait environ 450 millions d'euros de créances, a préféré exercer les contrats d'assurance avec lesquels elle s'était couverte contre un éventuel défaut du groupe et céder ses titres de dette sur le marché. Les échanges qui ont suivi sur ces titres ont placé le groupe dans l'incapacité d'identifier ses nouveaux créanciers, et donc de faire voter son plan.différents mécanismesLa procédure de sauvegarde de Thomson, qui a décidé de se rebaptiser du nom de Technicolor, pour échapper à un héritage jugé trop encombrant, prévoit différents mécanismes de conversion de dette en capital : une augmentation de capital d'environ 348 millions d'euros, réalisée au prix de 0,66 euro par action, une émission d'obligations remboursables en actions (ORA) de 641 millions essentiellement réservée aux créanciers, et une émission d'au plus 300 millions d'obligations liées aux cessions prévue par Thomson, comme Grass Valley (équipements vidéo pour professionnels).Pour Thomson, la procédure de sauvegarde présente deux avantages. D'une part, ses créanciers devront se faire référencer. De l'autre, une simple majorité des deux tiers des créanciers suffira pour valider ses propositions. Les créanciers bancaires voteront dessus le 21 décembre, et les obligataires le 22. Les actionnaires s'exprimeront pour leur part sur le plan en janvier 2010. Si l'une ou l'autre assemblées devaient voter négativement, il reviendrait alors au tribunal de commerce de Nanterre d'imposer son propre plan de sauvegarde. Au contraire, si toutes ses étapes se déroulent sans accroc, Thomson devrait alors sortir de procédure de sauvegarde fin février, avec une dette ramenée à quelque 1,55 milliard d'euros. Hier, l'action a plongé de 14,10 %, à 0,84 euros. O. H.Hier, l'action a plongé de 14,10 %, à 0,84 euros.
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