Les déboires des industriels de l'armement en IndeLa remise ...
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Les déboires des industriels de l'armement en IndeLa remise en cause de l'achat de six Airbus A330 est un coup dur pour EADS.Le gouvernement indien vient d'annuler la commande octroyée par l'armée de l'air au groupe européen pour six avions ravitailleurs Airbus A330. Au terme d'un long processus d'évaluation, les militaires indiens avaient préféré l'appareil européen à son rival russe, l'Iliouchine 78, et ce en dépit d'un prix de vente nettement plus élevé. L'Airbus est en effet un appareil de conception beaucoup plus récente et sa sophistication justifie, selon les experts, la différence de prix. C'est du reste la conviction de l'armée de l'air indienne, qui a très clairement opté en sa faveur, alors même qu'elle détient déjà des Iliouchine.des règles très strictesSeulement voilà : les règles de l'administration indienne sont très strictes et prévoient que le matériel le moins cher doit systématiquement être privilégié. Le ministère des Finances a donc bataillé avec son homologue de la Défense en faisant valoir que si les Iliouchine faisaient l'affaire jusqu'ici, il n'y avait pas de raison de payer plus cher pour un autre produit. Dans un contexte d'austérité budgétaire, il a obtenu gain de cause. La procédure a donc été annulée en fin de semaine dernière, et un nouvel appel d'offres va être lancé auprès d'EADS et Iliouchine, mais aussi de Boeing et d'autres.L'affaire confirme la difficulté à signer des contrats militaires avec l'Inde. Elle fait suite à l'annulation d'un contrat de 197 hélicoptères avec Eurocopter voici deux ans, tandis que le Rafale a manqué de peu d'être exclu de l'appel d'offres en cours pour le renouvellement des chasseurs de l'aviation indienne et qu'un contrat de modernisation des Mirage n'en finit pas d'être négocié. Dans l'affaire des avions ravitailleurs, « nous sommes victimes des règles indiennes sur les prix moins-disant », explique un Français bon connaisseur du dossier, selon qui le processus de décision de l'administration indienne est d'« une complexité atroce ». En effet, renchérit un professionnel du secteur, « les procédures sont de plus en plus lourdes pour éviter la corruption. Tout le monde cherche donc à se couvrir de tous les côtés ». Patrick de Jacquelot, à New Delh
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