« Des champions internationaux dans l'aéronautique et les nanotechnologies »
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Que vont devenir les 6 pôles « délabellisés » ?Je ne veux pas envoyer un message négatif de sanction. Nous les accompagnerons jusqu'à la fin de l'année. D'ici là, ils devront évoluer. Soit en fusionnant avec d'autres pôles. Ce sera le cas de MTA à Poitiers, en cours de rapprochement avec le normand Moveo. Soit en se transformant en institut comme le Pôle Enfant de Cholet qui va devenir l'Institut européen de l'enfant. Ils pourront aussi postuler au label « grappes d'entreprises », lancé fin 2009 par le ministre de l'Aménagement du territoire Michel Mercier. Il n'est pas question de dire que l'aventure s'arrête. Ces initiatives sont importantes pour les territoires qu'elles couvrent. Il convient donc de trouver la meilleure façon de les poursuivre.Vous avez eu du mal à vendre votre concept d'Interpôle. Pour quelles raisons ?Beaucoup ont craint que cela revienne à créer une structure de plus nécessitant des financements supplémentaires. Or ce qui coûte, ce sont les pôles qui travaillent séparément sur les mêmes thématiques et qui peuvent mutualiser leur recherche et déposer des projets en commun. Nous créons donc des synergies mais sans créer de structures supplémentaire. Ces pôles bénéficieront de 500 millions d'euros au titre des investissements d'avenir du grand emprunt.Ces mesures remettent-elles en cause la logique territoriale ?Non, car les pôles ont une forte implantation régionale. Seulement, les interpôles et surtout les futurs cinq clusters internationaux vont nous permettre de disposer de champions internationaux dans des domaines phare telles l'aéronautique à Toulouse ou les nanotechnologies à Crolles à même de galvaniser la recherche et les universités françaises sans affaiblir la dynamique régionale. Propos recueillis par C. J.christian estrosi, ministre de l'industrie
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