Le patronat inquiet de la « réthorique anti-banquiers »

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Pour l'un de ses derniers grands discours, Richard Lambert a décidé de venir à la défense des banques. Quittant début 2011 son poste de directeur du CBI, le patronat britannique, il s'est publiquement inquiété lundi des attaques répétées de la classe politique contre les banquiers. « Si les hommes politiques continuent à dire que tout est de (leur) faute, ils risquent d'en tirer les mauvaises conséquences. »Il craint en particulier une taxe trop élevée contre les banques. « Qui paierait une telle pénalité ? Les courtiers de la City trop payés ? Peut-être un peu. Mais l'essentiel sera inévitablement répercuté sur les clients. En général, pour 10 milliards de livres soustraits aux bénéfices des banques, celles-ci retirent environ 50 milliards de livres de prêts à l'économie britannique. »Restaurer la confianceDe la part de Richard Lambert, cette défense est ? en partie ? une surprise. L'homme est réputé pour avoir attaqué les salaires démesurés des patrons, qui « occupent une autre galaxie que celle du reste de la population ». Il s'est inquiété régulièrement du manque de prêts des banques aux entreprises britanniques, particulièrement aux PME. Bref, l'homme est plus un défenseur des entrepreneurs que des financiers. « S'il est important de restaurer la confiance du public dans les banques, il est irresponsable de les caricaturer comme des casinos », avertit-il. Il affirme connaître une banque étrangère qui envisageait d'acheter des actifs bancaires en Grande-Bretagne, mais y a renoncé « à cause de la rhétorique surchauffée » des politiques. Il appelle ces derniers, à défaut de renoncer à l'attaque des banquiers, à mieux définir ce qu'ils attendent de l'industrie financière. Éric Albert, à Londre

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