Le luxe et l'automobile à l'honneur

 |   |  327  mots
Si dans l'ensemble, la litanie de chiffres trimestriels que viennent de délivrer les sociétés du CAC 40 est en hausse, certains secteurs tirent particulièrement leur épingle du jeu. À commencer par celui du luxe. Ce n'est effectivement pas un hasard si, sur le troisième trimestre, LVMH affiche la plus forte croissance organique (+ 14 %) de l'ensemble des mastodontes de la cote. PPR n'est pas en reste. Sa croissance interne n'est que de 7,3 % mais ses marques de luxe affichent des ventes en forte hausse à l'image de Gucci (+ 26,1 %) ou encore Bottega Veneta (+ 41,7 %). Le secteur a profité à plein de son exposition aux pays émergents. Si ces groupes continuent de profiter d'une demande soutenue sur les marchés occidentaux, la croissance de leurs ventes tient surtout à la forte demande de produits de luxe en provenance des économies émergentes et notamment de l'Asie. Ils ont également profité d'un effet devise marqué à la fois par un euro faible qui s'est échangé en moyenne jusqu'à la mi-septembre contre 1,28 dollar. Mais aussi par l'appréciation de certaines devises comme le yen.Bonne performance de PSAL'autre secteur qui se démarque est l'automobile. Alors que les constructeurs ne profitent plus de l'effet d'aubaine des primes, leur activité reste malgré tout soutenue. Le phénomène est surtout vrai pour Michelin et PSA qui affichent des hausses respectives de 23,8 % et de 10,28 % de leur chiffre d'affaires. Une performance qui a d'ailleurs incité le constructeur à revoir à la hausse ses prévisions de résultats pour l'année. « PSA a notamment bénéficié de son renouvellement de gamme et de son positionnement porteur sur les petits véhicules », explique Jacques Burlot, gérant chez Tocqueville Finance. Si Renault est moins bien loti avec une activité trimestrielle en croissance de 7,43 %, le constructeur a quand même vu les ventes de ses trois marques progresser de 5,7 % dans un marché mondial en hausse de 4,6 %. Surtout, ses ventes grimpent pour l'essentiel en Eurasie (+ 37 %) et en Amérique du Sud (+ 41,3 %). Gaël Vaut

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :