Salariés mieux payés, entreprises moins imposées : les recettes d'Obama pour doper l'économie américaine

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Le Vieux Continent s'est invité hier dans le discours de Barack Obama sur l'état de l'Union. Le président américain a en effet donné mardi le coup d'envoi de négociations d'envergure entre les Etats-Unis et l'Union européenne, qui pourraient aboutir à la création d'une des principales zones de libre-échange dans le monde. "Nous allons lancer des discussions sur un accord transatlantique global sur le commerce et l'investissement avec l'Union européenne parce qu'un commerce libre et équitable de part et d'autre de l'Atlantique soutiendra des millions d'emplois américains bien payés", a-t-il déclaré. Cela fait plusieurs années qu'un accord de libre-échange américano-européen est évoqué. Récemment, la chancelière allemande Angela Merkel avait appelé à accélérer le processus et relevé l'existence de "signaux positifs" aux Etats-Unis.Priorité à l'emploi Par ailleurs, en matière d'emploi, Barack Obama a fait 5 propositions principales :• Relever d'ici à fin 2015 le salaire horaire minimum de 7,25 dollars à 9 dollars. Faire en sorte que l'évolution du salaire minimum suive celle de l'inflation. • Consacrer un milliard de dollars à la création d'un réseau de 15 instituts industriels à travers le pays. Trois vont être créés dès 2013 par le biais des ministères de l'Energie et de la Défense avec la contribution de lycées, d'universités et d'entreprises privées.• Investir 50 milliards de dollars dans des dépenses d'infrastructure, dont 40 milliards pour une réfection d'urgence des ponts les plus fragiles.• Demander au Congrès de soutenir un programme de 15 milliards de dollars dans le secteur du bâtiment pour réhabiliter ou détruire les logements saisis ou vacants.• Renforcer les exportations par le biais de négociations commerciales avec l'Union européenne et la conclusion d'un partenariat transpacifique.Développer le crédit d'impôt en R&DConcernant sa politique fiscale, il souhaite :• Demander au Congrès d'abaisser l'impôt sur les sociétés. Créer un taux spécial encore plus faible pour le secteur industriel.• Instaurer une taxe minimale sur les revenus déclarés dans des paradis fiscaux afin d'encourager l'investissement aux Etats-Unis et d'empêcher une "course au moins-disant" en matière de fiscalité sur les entreprises.• Développer le crédit d'impôt en matière de recherche et de développement et rendre ce mécanisme permanent. Une telle mesure nécessite l'accord du Congrès.Obama taclé sur la fiscalitéComme toujours à cette occasion, le discours du Président a été suivi de celui d'un représentant de l'opposition. C'est au quadragénaire Marco Rubio qu'avait été confiée cette tâche. Il a dépeint un Barack Obama "obsédé" par les hausses d'impôts. "Augmenter les impôts ne créera pas d'emplois dans le secteur privé", a déclaré le sénateur dans une allocution télévisée depuis une salle du Capitole, à quelques dizaines de mètres de l'hémicycle où Barack Obama avait prononcé son discours quelques minutes plus tôt."Aucune augmentation réaliste des impôts ne pourra réduire nos déficits", a-t-il assuré, "et c'est pourquoi j'espère que le président abandonnera son obsession d'augmenter les impôts et préfèrera au contraire travailler avec nous pour obtenir une vraie croissance de notre économie". Son message, porté au nom du parti en anglais puis en espagnol, est sans ambiguïté: le rôle de l'Etat fédéral et les prélèvements obligatoires doivent être réduits pour libérer la croissance. 

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