Oublié le peak oil, la production pétrolière américaine fait un bond historique

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Qui aurait pu imaginer il y a à peine une décennie que les Etats-Unis verraient leur production pétrolière s\'envoler de près de 14% en un an, renvoyant la thérorie du \"Peak Oil\" au cimetière des idées reçues?C\'est pourtant ce qu\'affirme le rapport annuel sur l\'énergie de BP, une référence sur le marché, qui indique qu\'en 2012 les Etats-Unis ont extrait 8,9 millions de barils par jour (mbj), soit une hausse de13,9% par rapport à 2011. Jamais dans sa longue histoire pétrolière, l\'Oncle Sam n\'avait enregistré une telle progressionLe phénomène s\'accentue en 2013Cette performance s\'explique par les autorisations données par le gouvernement fédéral à l\'exploitation du pétrole de schiste, et surtout à l\'emploi de nouvelles technologies d\'extraction.Un phénomène qui s\'accentue cette année. « La production pétrolière américaine a été supérieure aux importations la semaine dernière pour la première fois depuis 1997 », relève ainsi Thierry Bros, analyste à la Société Générale, qui va d\'ailleurs consacrer une publication spécifique à ce pétrole non-conventionnel qui est en train de changer complètement la carte mondiale des hydrocarbures.Ainsi, l\'Agence internationale de l\'énergie (AIE), qui conseille les pays de l\'OCDE en matière d\'énergie, a estimé dans un rapport publié il y a un mois que les Etats-Unis devraient devenir un exportateur net de pétrole en 2020, dépassant  l\'Arabie Saoudite.L\'Opep prend ce changement de la production pétrolière américaine au sérieuxPar ailleurs, le rapport BP souligne que la consommation pétrolière des Etats-Unis a baissé de 2,8% en 2012, bien plus que la moyenne des pays développés qui s\'établit à - 1,2%. En outre, le niveau des importations américaines d\'or noir a chuté de 35% par rapport à son plus haut niveau atteint en 2005.Un phénomène qui commence a être pris au sérieux par les pays exportateurs de pétrole. Si l\'année dernière, les perspectives de hausse de la production américaine suscitaient des réactions à la limite du sarcasme, le ton a depuis radicalement changé. En début de mois, au cours de sa réunion, l\'Opep a annoncé vouloir mettre en place un groupe d\'experts chargé de mener une étude sur cette nouvelle donne, et ses conséquences sur le marché mondial, en particulier sur les prix du baril. En effet, seuls les Etats-Unis et le Canada exploitent à un niveau commercial du pétrole - mais aussi du gaz - extrait de schistes.Signe des temps, au mois de mars, les Etats-Unis n\'ont importé que 85.000 b/j d\'Angola, son plus faible volume depuis 1993 et 194.000 b/j du Nigéria, le niveau le plus bas depuis 19 ans.Dans un contexte de ralentissement de la croissance économique mondiale, et donc de la demande pétrolière, la pression pourrait bien venir s\'exercer sur les habituels pays exportateurs d\'or noir.  

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