Réseaux, associations en tous genres : si les hommes savent ...

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Réseaux, associations en tous genres : si les hommes savent se donner la main, les femmes le font aussi de plus en plus. Chez elles ou d'un bout à l'autre de la planète. Avec toujours le même souci : améliorer les conditions de vie de leurs soeurs. Celles qui s'entraidentLa grande chaîne de la solidarité des femmes en guerre Zainab Salbi, une militante irakienne, concentre l'action de son association internationale d'entraide sur les personnes touchées par la guerre. L'ONG les forme puis trouve des débouchés pour leurs productions. À 175 dollars pièce, les sacs en toile de Kate Spade, qui ont fait fureur tout l'été aux États-Unis, sont loin d'être bon marché. Mais c'est pour la bonne cause. Associée depuis plusieurs années à Women for Women International, une organisation lancée par Zainab Salbi, une militante irakienne, les sacs de la designer américaine ? rose vif à pompons, jaunes avec des appliqués de fleurs ou portant des slogans tels que « Jump for joy » ou « Hello sunshine » ? sont en partie fabriqués par des femmes issues de pays ravagés par la guerre, telle la Bosnie. À Noël dernier, les femmes bosniaques avaient tricoté des gants, rouges à rayures blanches, pour réchauffer les mains des Américaines, grâce à une opération baptisée «?Hand in hand?». «?Les femmes sont toujours le maillon faible dans les situations de crises ou de conflits, explique la jeune femme. Violées, appauvries, en mauvaise santé, elles subissent toutes les conséquences et pis, sont exclues des négociations de paix.?» Elle-même a vécu sous les bombes, en Irak. Seule solution à ses yeux : donner du pouvoir aux femmes. «?Et ce pouvoir passe par l'économie?», affirme-t-elle. Mais comment faire, quand les femmes ont été privées d'éducation, de formation et de moyens de subsistance ? Grâce à des levées de fonds, Women for Women International offre une formation de base aux femmes, au Congo, au Rwanda, au Soudan, en Bosnie, au Kosovo, ainsi qu'en Irak et en Afghanistan. Ce qu'elles apprennent d'abord? « Leurs droits» répond Zainab Salbi. Le tout accompagné de formations professionnelles, pendant un an. «?La couture et la coiffure ne suffisent pas?», s'exclame encore la jeune femme. Women for Women International s'intéresse au marché. Y a-t-il des débouchés pour ces femmes soudanaises dans l'agriculture bio, ou plutôt dans la production de divers objets, au Rwanda ou ailleurs, ou encore dans le tricot, une spécialité bosniaque ? Une fois les niches commerciales identifiées, il faut trouver des acheteurs. De la même manière que des organisations oeuvrent dans le commerce équitable, Women for Women International cherche à nouer des partenariats avec des entreprises privées. Le secteur public n'est toutefois pas exclu. C'est souvent l'État qui doit fournir la terre, par exemple, pour que les femmes la cultivent, sans parler des infrastructures, des routes à l'Internet. En tout cas, le but est clair : faire de ces artisanes des entrepreneuses. Avec Women for Women International, Kate Spade va étendre sa production à l'Afghanistan. En 2012, des Afghanes fourniront 5.000 pièces, puis 15.000 en 2013. Déjà, les débouchés trouvés par l'ONG font des miracles. «?Alors que les femmes ne touchaient que 80 dollars par an en moyenne au Soudan en vendant des produits agricoles, elles en récoltent aujourd'hui le double?», relève Zainab Salbi. Quant aux femmes bosniaques, elles avouent gagner presque autant en tricotant à la maison de temps en temps que leurs fils, ouvriers d'usines ? quand ils trouvent un travail... Lysiane J. Baudu, à New York

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Commentaires
a écrit le 16/03/2015 à 11:58 :
je suis acusé de travaille dissimule ,car j ai aidé une de mes eleves en lui confiant l acueil de mon bureau 1h par jour ,sur 1année,le tribunal vient de me condaner a pyer une facture de 11088 EUROS .JE NE PEUT PAS PAYER CELA QUI PEUT ME CONSEILLER .

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