Les situations de défaut dans le LBO ralentissent, mais le pire pourrait être à venir
La Tribune
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Les fonds d'investissement vont pouvoir souffler cette année. D'après Fitch, en Europe, le taux de défaut des montages LBO (rachat d'entreprise avec un recours à l'emprunt) devrait se stabiliser au cours du deuxième semestre. En 2009, il avait explosé sous l'effet de la crise.Toutefois, « beaucoup de montages conservent des structures fragiles. [...] Une deuxième vague de défauts à moyen et à long terme n'est donc pas à exclure ». Pour Pablo Mazzini, directeur chez Fitch, les opérations de LBO « restent exposées à la faiblesse de la reprise économique actuelle, ce qui pourrait [...] faire croître les risques de refinancement en 2012 et au-delà, quand beaucoup de dettes remboursables in fine arriveront à échéance ».dettes : 126 milliards en 2014Entre 2005 et 2007, en pleine bulle du marché du capital-investissement, nombre de montages LBO avaient été conçus avec une part d'endettement remboursable en un seul bloc, au terme du financement (in fine), et non au long cours.À partir de cette année, la quantité de dettes à rembourser par les fonds d'investissement ne va cesser d'augmenter. En 2014, le mur de dettes culminera à quelque 126 milliards d'euros au niveau mondial, selon l'agence Standard & Poor's (lire « La Tribune » du 4 août 2009). Cette année, les acteurs du LBO devront honorer 40,8 milliards d'euros d'engagements.A. M.
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