Plusieurs scénarios sont envisagés pour l'après-Fillon

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Ils ne tiennent pas à ce que l'on en parle. Bien sûr, cela peut nuire. Le chef de l'État n'apprécie guère les ministres qui se poussent du coude. Mais ils figurent bel et bien sur les listes de Premiers ministrables qui « circulent » à l'UMP, dans l'hypothèse du départ de François Fillon de Matignon après les élections régionales. Même si Nicolas Sarkozy semble écarter cette hypothèse dans son interview au « Figaro », saluant sa complémentarité avec le Premier ministre et ne voulant pas casser le rythme des réformes. Il est évidemment libre de changer d'avis d'ici au mois de mars?confidences de prochesPlus ou moins alimentées par les confidences de proches du chef de l'État, ces listes de Premiers ministrables évoluent au fil des semaines. En politique, les favoris d'un jour sont les disgraciés du lendemain. Ou l'inverse. Ainsi, Christine Lagarde, qui avait accumulé les gaffes à la fin de l'été 2008, était-elle alors donnée alors comme partante du ministère de l'Économie. Un an plus tard, la voilà Premier ministrable? Nicolas Sarkozy a été impressionné par son carnet d'adresses international, notamment aux États-Unis.Claude Guéant n'a pas connu, lui, de tels hauts et bas. Le bras droit de Nicolas Sarkozy à l'Élysée, qui a la maîtrise de la plupart des dossiers, y compris de politique étrangère, est, de plus, jugé comme le plus « politique » des Premiers ministrables. Ce ne serait pas la première fois qu'un haut fonctionnaire, secrétaire général de la présidence de la République, accéderait à Matignon : Dominique de Villepin l'a fait?Quant à Éric Woerth, il fait figure d'homme de confiance. Cet ancien trésorier de l'UMP, qui a eu la haute main sur le financement de la campagne présidentielle de 2007, a en outre pour lui d'avoir beaucoup progressé dans les médias. Loin d'être ravalé au rang de technicien, le ministre des Comptes publics est de plus en plus apprécié comme un ministre à la compétence politique reconnue.Reste, enfin, le cas d'Éric Besson. Transfuge du Parti socialiste, ministre de l'Immigration, de l'Intégration et l'Identité nationale depuis janvier, il a plutôt réussi à ce poste, estime l'Élysée. I. B. claude Guéant

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