Le roumain Dacia accentue sa percée sur le marché automobile européen

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Mais où s'arrêtera-t-elle ? Dacia accentue sa percée en Europe. En janvier 2011, la filiale à bas coûts de Renault a accru ses immatriculations de 18,7 % dans l'Union européenne (avec la Suisse, la Norvège, l'Islande). C'est l'une des plus belles progressions du marché, avec celles des labels haut de gamme BMW, Mercedes et Volvo.La marque roumaine a dépassé les 20.000 immatriculations de voitures particulières le mois dernier. Sa part de marché avoisine les 2 %. Dacia n'est plus très loin de Seat, la marque espagnole de Volkswagen, voire du coréen Hyundai. La France absorbe d'ailleurs 38 % des immatriculations européennes de la marque. Pas mal pour des voitures qui, initialement, ne devaient être vendues que dans la partie orientale du Vieux Continent. La croissance est due au succès de la petite Sandero à bas prix mais aussi à l'excellent accueil réservé au 4×4 Duster, dont les délais de livraison restent élevés tant la demande est forte. Il est vrai que le site de Pitesti tourne à plein régime.Les tricolores à la peineLes résultats de Dacia sauvent ceux... du groupe Renault. Ce qui est beaucoup plus inquiétant. En effet, la marque au losange a fléchi de 8,9 % en janvier en Europe. Pas très glorieux. Le groupe PSA fait un peu mieux, mais pas de beaucoup. Peugeot recule de 2,3 %, Citroën de 5 %. Les résultats des marques tricolores sont d'ailleurs d'autant plus médiocres qu'ils avaient plutôt engrangé de bonnes immatriculations sur leur marché intérieur français en janvier dernier. PSA y avait notamment progressé de 11,3 % et le groupe Renault (avec Dacia) était demeuré quasi stable.En janvier, les groupes français reculent donc en pénétration en Europe, puisque le marché lui-même a fléchi de 1,1 % seulement. Malgré la croissance du marché français (+ 8,2 %) grâce aux livraisons de véhicules bénéficiant encore de la prime à la casse, Renault comme PSA souffrent du plongeon du marché espagnol (? 23,5 %) où ils occupent de solides positions. Même chose pour l'Italie (? 21 %). En revanche, le net rebond du marché allemand (+ 16,5 %), où ils sont faibles, ne leur est pas favorable. Ford, Toyota et surtout Fiat plongent toutefois encore davantage. A.-G. V.

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