Jusqu'où Baidu, le "Google chinois", va-t-il aller ?

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Ce n\'est pas un géant, c\'est un mastodonte. Baidu, le premier moteur de recherche chinois, vient encore une fois de montrer la force de ses ambitions. Le groupe a annoncé, ce mardi 16 juillet, qu\'il allait racheter 91 Wireless Websoft, une société américaine spécialisée dans les applications mobiles pour la modique somme de 1,9 milliard de dollars (1,45 milliard d\'euros).Une dépense qui devrait être vite rentabilisée. La Chine étant devenue, en 2011, le premier marché mondial des smartphones. Rien ne semble plus arrêter l\'ascension de Baidu, dont le nom s\'inspire directement d\'un poème chinois sur la quête de l\'idéal, mais dont la stratégie reste surtout centrée sur la recherche de nouveaux marchés. Le premier site Internet de Chine Plus qu\'une habitude pour les internautes chinois, rechercher une information sur Baidu est devenu un réflexe. D\'après iResearch, le moteur de recherche occupait ainsi 80,6% des parts de marchés dans ce domaine en Chine au premier trimestre 2013, bien loin devant Google. Au dernier trimestre 2012, les bénéfices de Baidu ont même progressé de 60% à 478 millions de dollars (364,2 millions d\'euros). La société, qui a été la première entreprise chinoise côtée à Wall Street et au Nasdaq, peut se vanter d\'être le premier site Internet de Chine et le cinquième site mondial. Un PDG multi-milliardaire En Chine, c\'est presque une rock star. A 44 ans, l\'actuel PDG et co-créateur de Baidu, Robin Li est, d\'après le magazine Forbes, le deuxième homme le plus riche de son pays. Ses revenus atteignaient 6,9 milliards de dollars (5,2 milliards d\'euros) en 2012. Issu d\'une famille modeste, il a fait ses études à Pékin et à New-York avant de travailler pour le moteur de recherche américain Infoseek. Il a créé Baidu en 2000. Bien plus qu\'un moteur de recherche 91 Wireless Websoft n\'est pas le premier coup du géant chinois. Baidu a déjà signé au début de l\'année 2013 un partenariat avec France Telecom pour développer en Afrique un navigateur mobile pour smartphones. En 2012, il s\'est allié avec le groupe Sina, propriétaire de Sina Weibo - le twitter chinois - pour développer son offre mobile. Robin Li n\'hésite pas à élargir le champ d\'action de son entreprise en travaillant, par exemple, sur la création des \"Baidu Eyes\", ses propres Google Glass. Baidu a également lancé une seconde version de  son moteur de recherche au Japon (qui n\'est d\'ailleurs pas consultable en Chine). Sur le web, il a aussi créé en 2008 son propre Wikipedia \"Baidu Baike\". Un site soumis à la propagandeLes recherches sur Baidu ne sont pas toujours fructueuses... Le site obéit strictement aux règles de propagande édictées par le gouvernement chinois. Un internaute qui tape, par exemple, \"Tian\'anmen\" sur le moteur de recherche ne trouvera, en guise de réponse, que des sites touristiques comme le soulignait en juin 2012 un article du Nouvel Observateur. Baidu a d\'ailleurs profité du retrait temporaire de Google de Chine en 2011. Le site américain a dû bloquer certains contenus pour pouvoir revenir sur le marché chinois. 

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