Dernier round pour un accord à Copenhague

Pas un seul d'entre nous ne s'en sortira sans un accord sur le climat. » Comme les 120 autres chefs d'État et de gouvernement, Nicolas Sarkozy s'est adressé jeudi aux participants de la conférence sur le climat. Mais, comme la plupart d'entre eux, il n'a formulé aucune nouvelle offre capable de relancer la difficile conférence sur le climat.Certes, les négociateurs techniques se sont remis à travailler aux nouveaux projets d'accord final avec les ministres des 193 pays représentés sur la base des textes émanant des deux principales voies de négociations, celle sous l'égide de la convention climat et l'autre sous la bannière du protocole de Kyoto. Mais des questions cruciales restaient dans les limbes. Comme la réaffirmation que la hausse de la température qui s'est amorcée ne doit pas excéder 2 °C, seuil qui ne peut être respecté vu les propositions actuelles des pays riches, voire même 1,5 °C. Dans les limbes aussi l'objectif d'une réduction de 50 % à 95 % des émissions mondiales d'ici à 2050. Ou encore la forme que pourrait prendre un éventuel accord ce vendredi. S'agira-t-il d'une déclaration politique très peu contraignante, qui serait assortie dans un deuxième temps d'un accord juridique, comme le redoutent nombre d'experts ? C'est en tout cas le compromis qu'a semblé esquissé Nicolas Sarkozy jeudi. Parmi les rares sujets qui semblent mûrs, les aides financières qu'accordera le Nord aux pays les plus pauvres de 2010 à 2012. Jeudi, le Japon a proposé 19,5 milliards de dollars, l'Europe ayant de son côté déjà promis 10,6 milliards de dollars.inquiétudes persistantesSeuls les états-Unis et la Chine ont fait remonter le moral des négociateurs. Hillary Clinton, la secrétaire d'État américaine, a annoncé que « les États-Unis sont prêts à travailler avec les autres pays dans le but de mobiliser ensemble 100 milliards de dollars par an d'ici à 2020 afin de répondre aux besoins lies au changement climatique des pays en développement ». Le vice-ministre des affaires étrangères chinois, He Yasei, a estimé qu'un « échange international et une coopération qui n'enfreignent pas la souverainet頻 peuvent être envisagés sur les contrôles d'émissions de CO2.Mais chez WWF, Elise Buckle critique l'ambiguïté sur la part des aides publiques car les pays africains n'ont pas accès au marché du carbone présenté par le Nord comme une source de financement possible pour le Sud. Autre inquiétude, « les engagements d'aide en vue de régler la facture de l'adaptation climatique ne doivent pas cannibaliser les objectifs du Millénaire pour le développement. Les pays en développement ont besoin de financements nouveaux et additionnels », estime l'ONG Oxfam.Enfin, la volonté d'Hillary Clinton de faire respecter la transparence des conditions de l'aide a été très commentée. Un point capital qui rappelle à quel point la Maison-Blanche est placée sous haute surveillance par les sénateurs américains. Ils excluent que des pays comme la Chine puissent continuer à s'exonérer de réels efforts contre le réchauffement.

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