Des bonus qui restent généreux

 |   |  297  mots
La Société Généralecute; Générale aime les symboles. Son PDG, Frédéric Oudéa, a assuré qu'il ne toucherait pas de bonus au titre de 2009, ni de stock-options. Mais ses traders ont été plutôt bien traités malgré une année médiocre pour la banque d'investissement. Cette division a enregistré un bénéfice de 623 millions d'euros l'an passé alors que l'ensemble de ses concurrents ont multiplié les résultats record. Pour ses 2.600 traders, la Société Généralecute; Générale a accordé 555,55 millions d'euros dont 250 millions d'euros, soit 45 %, seront versés en cash dès la fin mars. Le solde sera payé par tiers lors des trois prochaines années. En moyenne, chaque trader touchera 213.673 euros, soit quasiment la même chose que chez BNP Paribas (250.000 euros). Les rémunérations (fixes + variables) pèsent pour un peu moins de 30 % des revenus de la banque d'investissement, en incluant les 200 millions d'euros de taxe sur les bonus en France et en Grande-Bretagne, contre 27,7 % chez sa rivale française.La banque a voulu conserver des primes proches de celles de sa rivale malgré des résultats bien inférieurs. Elle l'a d'autant plus souhaité qu'avec l'affaire Kerviel et la polémique sur les bonus l'an passé, les traders de la SocGen n'ont pas été totalement satisfaits depuis deux ans. Pourtant, si l'on rapporte les bonus des traders aux revenus qu'ils ont générés dans les activités de marché, les taux de distribution des deux banques sont équivalents, entre 11 % et 12 %. En revanche, en calculant la productivité par trader (revenus des activités de marché/opérateur), BNP Paribas réalise 2,25 millions d'euros par personne contre 1,85 million à la Société Généralecute; Générale. M. Pe.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :