Les plates-formes iront ailleurs

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« Les plates-formes vont s'en aller forer ailleurs où les contraintes sont moins fortes ! » prédit un institut de recherche de Houston. « Ce sont des milliers d'emplois qui vont être détruits ! » s'insurge de son côté l'American Petroleum Institute, la voix des pétroliers américains. De fait, alors que certains pays, dont les États-Unis et la Norvège, ont décidé, dans le sillage de l'accident du golfe du Mexique, d'opter pour un moratoire sur l'exploration offshore, plusieurs plates-formes sont actuellement disponibles. Elles vont sans doute prendre le chemin de l'Afrique de l'Ouest, pour s'installer au large du Nigéria, par exemple, où les règles, en matière d'environnement, sont plutôt laxistes, comme en attestent les nombreuses marées noires qu'a connues ce pays ces dernières années. Selon certains analystes, les fuites sont si fortes qu'elles correspondent à un « Exxon Valdez » par an... Les plates-formes iront même aux Malouines, nouveau terrain de jeu - et de disputes entre l'Argentine et le Royaume-Uni - des explorateurs en eaux profondes. Mais, surtout, elles pourraient s'amarrer au large de Rio de Janeiro, au-dessus de l'un des plus gros gisements de pétrole du monde, en eaux ultraprofondes, si Petrobras les y autorise... Utilisant le nec plus ultra en matière de technologie et de sécurité des plates-formes, Petrobras, la compagnie nationale brésilienne, produit un quart de tout l'or noir puisé en eaux très profondes sur la planète, au prix d'investissements colossaux. Mais pour Brasilia, c'est « o futuro ». Pour les détracteurs de l'offshore en général, cette tendance à la délocalisation des plates-formes signifie au contraire plus de danger dans le transport, comme dans le cas de l'« Exxon Valdez »... L. J. B.

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