Un nouveau GM va faire son retour en Bourse

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Un nouveau General Motors, tout beau tout neuf, est de nouveau prêt à affronter les marchés un an seulement après son retrait de la cote lors de la faillite de « l'ancien GM ». Le constructeur américain a déposé mercredi soir auprès des autorités boursières sa demande de cotation pour les marchés de New York et Toronto. Le premier constructeur américain se décrit en 734 pages. Le prix d'introduction reste en blanc et sera arrêté plus tard. La somme levée est toutefois évaluée entre 15 et 20 milliards de dollars, ce qui placerait « l'opération parmi les plus importantes jamais réalisées aux États-Unis ».Le retour en Bourse se veut le signal que GM est tiré d'affaire. Un avis que ne partagent pas tous les observateurs. Le président de l'Automotive Consulting Group, Dennis Virag « pense que ce n'est pas le bon moment pour une introduction en Bourse ». Il estime que l'opération poursuit avant tout un objectif politique : démontrer que l'État a bien fait d'utiliser les fonds publics pour sauver l'un des majors nationaux de l'industrie. Cette mobilisation a valu à GM le surnom de « Government Motors ». La première cotation devrait avoir lieu entre fin octobre et la fête de Thanksgiving qui tombe le quatrième jeudi de novembre, soit un peu avant ou un peu après les élections de mi-mandat au Congrès américain, prévues le 2 novembre. Un calendrier qui suscite des critiques. GM se présente en tout casdevant la Bourse alors qu'il a renoué avec les bénéfices au premier semestre 2010 et ainsi dégager ses plus importants profits depuis 2004. Malgré cet exploit et un bénéfice de 2,2 milliards de dollars sur les six premiers mois de 2010, GM reste moins rentable que son concurrent Ford qui affiche sur la même période 4,7 milliards de dollars de bénéfices après avoir traversé la crise sans aide de l'État.Pour restaurer ses margesGM n'a pas dit son dernier mot. Dans son document, le groupe résume sa stratégie dans une phrase à la fois ambitieuse et ingénue : « Notre objectif est de concevoir, construire et vendre les meilleures voitures au monde  ». GM a mené ces derniers mois une restructuration massive dans ce but. Les gammes privilégient les petites voitures moins consommatrices en énergie qui ont actuellement la faveur des consommateurs. Pour restaurer ses marges, le constructeur a été allégé de ses dettes. Il a réduit ses effectifs de 30 % et fermés des usines américaines afin d'augmenter la productivité des sites conservés. Seules les marques les plus prometteuses, Buick, Cadillac, Chevrolet, GMC, ont été conservées. Les marques non rentables telles que Hummer, Pontiac, Saturn ont été arrêtées et Saab a été vendu. Enfin, le groupe mise sur l'Amérique et l'Asie et tout particulièrement la Chine. Dans ce pays, il vient d'annoncer la signature d'un nouveau partenariat avec le groupe SAIC. Et il a réduit son exposition en Europe où il conserve seulement la marque Opel.

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