Utilisez vos stocks pour acheter de la pub
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Ce modèle nous a permis de renforcer nos liens avec les médias.Alors que nos investissements médias sont stables, notre part de voix est en constante progression. Nous n'aurions sans doute pas obtenu ce résultat sans le bartering ». Pour les non-initiés, les propos d'Olivier Dupont, directeur de la division Produits grand public du groupe Eugène Perma (produits capillaires), pourraient sembler abscons. Très développé outre-Atlantique, le barter ou bartering demeure assez peu connu dans l'Hexagone.De quoi s'agit-il ? « D'un modèle financier qui permet aux industriels ou aux distributeurs d'écouler leurs stocks de marchandises invendues et aux régies médias, et autres prestataires, de conserver leurs volumes d'achat, sans dégrader leurs tarifs », explique Philippe Gimond, fondateur de la société MB&B, qui entend bien convertir les décideurs hexagonaux aux bienfaits de ce modèle, avec une campagne de communication signée par l'agence BETC 4D Euro RSCG, actuellement visible sur le Net.Comment ça marche ? En échange des stocks de marchandise qu'elle veut céder, l'entreprise obtient un crédit qu'elle peut utiliser à tout moment soit pour renforcer la visibilité de ses marques dans les médias, soit pour financer des séminaires et autres voyages, soit encore pour assurer sa logistique ou encore payer des heures de formation de ses collaborateurs. Les stocks en question seront, eux, revendus dans des réseaux sélectionnés par MB&B mais validés par l'entreprise. « Le barter assure l'écoulement sécurisé de nos stocks. En trois ans de partenariat avec MB&B, je n'ai jamais vu une marque ou un produit distribué dans un réseau que nous n'avions pas conjointement défini. L'important, c'est de fixer les règles et de s'y tenir », témoigne Olivier Dupont. Pas de risque donc de voir la marque se déprécier ou les distributeurs classiques crier à la trahison.« Notre métier repose sur la transparence et sur des normes très strictes. Nous agissons en partenaires des annonceurs », souligne le créateur de MB&B. Des propos que confirme Olivier Dupont : « En termes d'achats médias, nous restons maîtres du jeu. L'équipe de MB&B nous accompagne sur les recommandations stratégiques, mais le choix final nous appartient. C'est nous qui décidons de retenir tel ou tel support, tel ou tel titre de la presse. Par ailleurs, ce modèle nous a permis de renforcer nos liens avec les médias. » Des médias auxquels le bartering apporte également une bouffée d'oxygène. « Nous avons fourni, affirme Philippe Gimond, 9 millions d'euros en prestations aux médias qui ont tous des espaces à valoriser. » Sa société travaille aussi bien avec des comptes nationaux qu'internationaux ; si ses échanges médias ont pour frontière l'Hexagone, elle a des partenaires dans les autres pays.« Notre métier réclame de la pédagogie et des explications, insiste Philippe Gimond. Si nous prenons la parole, aujourd'hui, c'est que nous estimons que notre expertise nous le permet. Par ailleurs, le contexte économique est particulièrement favorable à notre activité. Il apporte de réelles solutions aux différents acteurs du marché. » Rita Mazzol
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