L'événement de l'année

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Après plusieurs mois d'atermoiements, qui ont mis la solidarité des membres de la zone euro à rude épreuve, ses chefs d'État et le Fonds monétaire international (FMI) entérinent le soir du 7 mai, à Bruxelles, un plan d'aide à la Grèce, virtuellement en défaut, d'un montant de 110 milliards d'euros. Asphyxiée par les taux élevés exigés par les marchés, Athènes ne peut plus emprunter. Le 10 mai, les responsables politiques européens, qui ont fini par prendre la mesure de la menace systémique de la crise de la dette souveraine de certains États, s'accordent sur un mécanisme permanent d'aide, d'un total de 750 milliards d'euros. À leurs yeux, ce plan vise d'abord à rassurer les marchés. Pourtant, il va rapidement devoir être mis en service. Dans la nuit du dimanche 28 novembre, les ministres des Finances l'activent à hauteur de 85 milliards d'euros pour l'Irlande, plombée par son secteur bancaire. Ils veulent éviter que la crise se propage au Portugal mais surtout à l'Espagne, quatrième économie de la zone, dont le sauvetage exigerait des montants plus importants.

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