Certaines entreprises arrivent-elles à se passer de La Poste ?
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Pour expédier un paquet à un client, une société peut choisir La Poste. Son paquet sera pris en charge, regroupé dans une plate-forme de centralisation puis envoyé vers le lieu de destination final. Là, une tournée en voiture présentera le paquet au domicile du client et, s'il est absent, laissera un avis de passage. Le client devra s'en saisir pour aller chercher son paquet à La Poste. Et il devra généralement faire la queue dans un environnement qui n'est pas toujours des plus accueillants et dont les horaires d'ouverture ne sont peut-être pas compatibles avec son emploi du temps.Fort de ce constat, et pour profiter de l'envolée du e-commerce, Denis Payre, le cofondateur de Business Objects, a lancé Kiala en 2001. Kiala se définit comme un commissionnaire de transport qui assure une prestation de A à Z, de l'entrepôt du vendeur jusqu'au point de livraison. Différence avec La Poste ? Les colis sont expédiés chez des commerçants, souvent ouverts de 8?heures à 20?heures. Dès l'arrivée d'un colis dans ce point relais, le destinataire est averti par mail, SMS ou messagerie vocale. Kiala, qui a testé sa solution en Belgique avant de l'étendre à d'autres pays européens, a réalisé 26 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2008, contre 1,4 million en 2002. S'il est le premier sur ce créneau des points relais, Kiala a fait des émules, comme le réseau A2Pas, qui s'appuie sur quelques milliers de buralistes. En revanche, pour le courrier (de plus de 50 grammes), Adrexo, qui s'était lancé en 2006, a jeté l'éponge deux ans plus tard. Pascal Boulard
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