« Où sont les effets du halving ? » Ils sont nombreux, parmi les nouveaux investisseurs français de la crypto, alors que l'adoption a crû de 28% en un an dans l'Hexagone, à se demander pourquoi leur prise de risque, un mois après le processus informatique qui réduit l'émission du bitcoin - et valorise donc encore plus leur actif fétiche -, n'est pas encore généreusement récompensée. Véritable mythe du bon filon, le « halving » (« qui coupe en deux » en français), soit la réduction de moitié de la récompense perçue par les « mineurs » qui contribuent à la création de bitcoins, s'est produit le 20 avril dernier. « J'ai acheté du bitcoin un mois avant le halving, en mars, à un peu plus de 60.000 dollars, rien ne bouge, que se passe-t-il ? », interroge l'un de ces nouveaux entrants.
Pour rappel, pour fonctionner, l'infrastructure bitcoin a besoin de puissance de calcul, et des particuliers comme des entreprises appelés « mineurs » la fournissent, à l'aide de machines surpuissantes. Le halving intervient après que 210.000 blocs ont été « minés », soit environ tous les quatre ans. A l'origine, la récompense était de 50 bitcoins. Elle a successivement diminué lors des trois premiers halving, le 28 novembre 2012, le 9 juillet 2016 et le 11 mai 2020, pour atteindre 6,25 bitcoins. Fixée depuis le précédent halving de mai 2020, la récompense octroyée à un mineur est tombée cette année à 3,125 bitcoins. Un système contre-courant des monnaies traditionnelles et qui doit, contrairement à elles, limiter l'offre de jetons numériques à 21 millions de bitcoins. Ainsi, d'ici 2033, 99% des bitcoins auront été minés.
Mais pour l'heure, la raréfaction saisonnière de l'offre de bitcoins n'a pas entraîné d'euphorie. « Le prix du bitcoin a enregistré un gain modeste de 0,3 % depuis la réduction de moitié, malgré quelques mouvements volatils au cours des dernières semaines », indique à La Tribune la société d'analyse crypto Kaiko.