Pourquoi les élus locaux montent-ils au créneau ?
La Tribune
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Les maires sont inquiets du changement de statut de La Poste. Hier encore, l'Association des maires ruraux de France (AMRF) a publié un communiqué pour demander « l'inscription très claire dans la loi de véritables garanties sur le maintien des missions de service public de La Poste ». Pourquoi une telle inquiétude ? Avec 17.000 « points de contact », dont 4.000 bureaux dans des communes de moins de 2.000 habitants, 3.600 agences postales communales (dans les mairies) et 1.400 relais poste (chez des commerçants), La Poste « sponsorise » de fait l'aménagement du territoire. Selon l'AMF (Association des maires de France), le surcoût supporté par La Poste au titre de la mission d'aménagement du territoire était de 399 millions d'euros en 2006 ! Dans les agences communales, La Poste finance la moitié de l'emploi, alors que 94 % de ces agences ont moins d'une heure d'occupation par jour au titre des activités postales, relevait la commission Ailleret.Tout ceci perdurera-t-il avec le changement de statut ? Pour l'instant, les élus locaux n'ont que des promesses. Et le précédent de France Télécome;lécom les incite à ne pas s'en contenter. Pour les élus, la pérennisation du Fonds postal national de péréquation territoriale, doté de 140 millions, qui contribue à financer les missions de service public, serait déjà de bon augure. S. T.
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