Le fils du président jette l'éponge

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L'information est tombée hier peu avant 20 heures. Des « sources concordantes proches du dossier » ont annoncé à l'AFP que Jean Sarkozy renonçait à briguer la présidence de l'établissement public qui gère le quartier de La Défense (Epad).Invité sur France 2, le fils cadet de Nicolas Sarkozy a confirmé son retrait. S'il a dénoncé « les excès, les caricatures, les outrances, [...] la campagne de manipulation » qui ont suivi, à ses yeux, l'annonce de sa candidature, Jean Sarkozy a souligné qu'il ne voulait « pas d'une victoire qui porte le poids d'un tel soupçon ».Le fils du chef de l'État a précisé « assumer seul, en conséquence », sa décision. Il a ajouté en avoir parlé « avec son père » mais « pas avec le président » de la République.« d'autres combats »Jean Sarkozy, dont la communication est gérée directement à l'Élysée, sous la direction du publicitaire Christophe Lambert, a précisé qu'il mènerait à l'avenir « d'autres combats politiques ».Dans la foulée, le jeune conseiller général a annulé une interview qu'il devait accorder ce matin à Europe 1, juste avant la réunion du conseil général des Hauts-de-Seine, qui doit se prononcer sur sa candidature ? maintenue ? comme administrateur de l'Epad. Pas moins de 200 journalistes s'étaient accrédités pour l'événement.Il était prévu que une fois élu administrateur, Jean Sarkozy, 23 ans, prenne la succession de Patrick Devedjian le 4 décembre.Mais cette ascension éclair a suscité un tollé politique et médiatique. La gauche a crié au « népotisme », et le président du Modem, François Bayrou, a dénoncé un « abus de pouvoir ». Plusieurs responsables de l'opposition avaient demandé un report du vote ou un retrait de la candidature du fils cadet du président.L'affaire avait débordé les frontières françaises. La télévision chinoise avait même évoqué l'affaire. Depuis deux semaines, Jean Sarkozy était la vedette incontestée des sites Internet avec des pastiches de « Dallas » ou autre « Dynastie »? Un sondage publié à la mi-octobre indiquait que deux tiers des Français (64 %) et plus de la moitié des sympathisants de droite (51 %) critiquent cette ascension fulgurante du fils de Nicolas Sarkozy. H. F.

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