Aviva repense ses activités européennes

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cassuranceAviva lance un « saut quantum » pour ses activités européennes. L'assureur britannique a annoncé hier une nouvelle stratégie pour l'Europe (hors Grande-Bretagne), cherchant à rassembler ses opérations dans les douze pays où il est présent. Sous la houlette d'Andrea Moneta, un Italien qui dirige depuis l'an dernier l'Europe, l'assureur veut rationaliser ses plates-formes de distribution et uniformiser les produits qu'il offre. Si Aviva vient de se coter à la Bourse de New York (sans lever de capital) afin d'attirer les investisseurs américains, c'est d'Europe qu'une grande partie de sa croissance provient : l'assureur y réalise aujourd'hui la moitié de son chiffre d'affaires, essentiellement dans l'assurance-vie, contre 37 % il y a dix ans.Aviva, l'un des leaders de la bancassurance, espère ainsi mieux utiliser sa présence à travers le continent. Actuellement, le marché demeure très fragmenté, chaque pays ayant un réseau de distribution et des habitudes de consommation très différents. « Nous proposons des produits très légèrement différents d'un pays à l'autre, explique Andrea Moneta à ?La Tribune?. Ce n'est pas idéal. » L'objectif est donc de chercher à exporter d'un pays à l'autre les produits qui marchent le mieux.Aviva, le cinquième assureur mondial, veut aussi économiser son capital, en réorganisant sa structure juridique en Europe, ce qui passe par la création d'un holding commun pour l'ensemble du continent, dont le siège est enregistré en Irlande. Le capital nécessaire à ses activités, imposé par la réglementation, sera ainsi calculé sur l'ensemble de ses opérations, plutôt que pays par pays. De cette manière, l'assureur espère réduire ses coûts mais aussi augmenter ses ventes en utilisant mieux sa base de clientèle. « Actuellement, chacun de nos clients n'a en moyenne que 1,3 produit Aviva, se désole-t-il. Il y a de quoi largement progresser. » Il cite la France comme un exemple où la vente de différents produits aux mêmes clients est un succès, et il espère répliquer ces techniques dans le reste de l'Europe.Un autre pan de la stratégie d'Aviva en Europe est l'introduction en Bourse de 42 % de Delta Lloyd, sa filiale néerlandaise. Celle-ci va rapporter 1,2 milliard d'euros à Aviva. Cela permettra-t-il des acquisitions ? « Cet argent peut être utilisé pour trois choses : renforcer notre capital, grandir organiquement, et réaliser des acquisitions. La priorité est dans cet ordre-l࠻, répond Andrea Moneta.Éric Albert, à Londre

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