Le Tea Party met déjà son grain de sel dans le budget américain

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Ouf ! Les ordures ne devraient pas s'entasser dans les rues de Washington, faute d'argent pour payer les éboueurs. Au moins jusqu'au 4 mars prochain. Alors que la « deadline » était fixée à minuit, les élus au Congrès américain ont réussi, dans la nuit de mardi à mercredi, à se mettre d'accord, d'abord au Sénat, puis à la Chambre, sur une rallonge de 250 milliards de dollars, permettant au gouvernement de fonctionner jusqu'à début mars. Après cela, il faudra voter le budget 2011. L'affaire risque de tourner au bras de fer, comme après la victoire républicaine aux élections de mi-mandat de 1994, sous l'ère du démocrate Clinton. Alors que l'exercice a débuté le 1er octobre dernier, aucune ligne budgétaire pour l'an prochain n'a été encore votée, une singularité cette année. Et à partir du 5 janvier, date à laquelle le nouveau Congrès, issu des élections législatives de novembre dernier, se met en place, les républicains domineront la Chambre, même s'ils restent minoritaires au Sénat. Or, poussés sur leur aile droite par le mouvement du Tea party, réfractaire à toute ingérence de l'État dans les affaires du peuple et obsédé par les économies à réaliser en ces temps de déficit budgétaire abyssal, les républicains ont promis, au cours de la campagne pour les législatives, d'économiser 100 milliards de dollars dans le prochain budget. Dans ces conditions, les principales entités de la fonction publique se retrouveraient avec une enveloppe amputée de 20 %, soit leur niveau pré-Obama. clientélisme localPar ailleurs, afin de montrer l'exemple, les républicains ont renoncé aux largesses locales (Pork, en anglais) qui permettent de mettre de l'huile dans les rouages, un élu acceptant de voter pour le budget si son projet personnel est inclus dans le texte de loi. C'est d'ailleurs en raison de la présence de diverses enveloppes, équivalant à du clientélisme local, qu'un projet de près de 2.000 pages promu par les élus démocrates et tablant sur un budget de près de 1.300 milliards de dollars a été descendu en flamme il y a quelques semaines par les républicains les plus virulents, ceux du Tea party. Cela dit, les républicains classiques - par opposition au Tea party - n'étaient pas en reste pour demander, comme Mitch McConnell, sénateur du Kentucky, quelque millions pour des projets fétiches : dans son cas, 112,8 millions de dollars, dont 4 pour soutenir les efforts de la Garde du Kentucky dans l'éradication de la marijuana. Quant au sénateur démocrate de Floride, Bill Nelson, il demandait 30 millions de dollars, dont 8 pour changer la porte d'une base militaire située dans sa circonscription...

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