Michael HeiseChef économiste chez AllianzL'Allemagne sera-t...
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Michael HeiseChef économiste chez AllianzL'Allemagne sera-t-elle la locomotive de la zone euro en 2010 ?Oui, mais de façon limitée. Pour le moment, l'Allemagne profite surtout de la reprise du commerce mondial. Afin de devenir la vraie locomotive de la zone euro, elle doit renforcer sa demande intérieure. La situation offre de ce point de vue des opportunités : le marché du travail montre de la stabilité et le gouvernement vient de mettre en place un « troisième plan de relance » avec des baisses d'impôts pour renforcer la consommation.Vous attendez-vous à un ralentissement de la reprise l'an prochain ?En fin d'année, l'effet de la politique monétaire très conciliante et de la politique fiscale devrait commencer à s'atténuer. Actuellement, ces deux politiques fonctionnent encore en « mode crise » et vont apporter une impulsion non négligeable. La politique fiscale du gouvernement devrait ainsi amener un point de croissance supplémentaire. La question est de savoir si, en 2011, le gouvernement mettra en place la réforme prévue de l'impôt sur le revenu d'un montant de 20 milliards d'euros environ. Si ce n'est pas le cas, la politique fiscale du gouvernement pourrait freiner la croissance, qui ne serait en 2011 alors que de 1,5 %.Quel est le principal risque qui pèse sur la croissance allemande ?Une hausse plus forte que prévu du chômage pourrait avoir un impact négatif sur la consommation.« L'Allemagne doit renforcer sa demande intérieure ».flashinterview
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