Premier remboursement de BNP Paribas en 2010
La Tribune
La Tribune
queBNP Paribas commencera à rembourser l'État français avant juin 2010. Baudouin Prot, le directeur général de la banque, l'a annoncé hier, dans le « Financial Times ». À partir de juillet, il sera « plus coûteux » de rembourser l'État, a-t-il précisé. En effet, passé ce mois, les 5,1 milliards d'euros d'actions préférentielles souscrites par l'État français depuis l'automne 2008 ne seront plus remboursables à leur valeur initiale, mais coûteront progressivement 3 %, puis 5 %, et enfin 10 % de plus sur une période de cinq ans. Mais « l'explication n'est pas que financière », juge un expert. « BNP Paribas souhaite surtout s'affranchir de l'influence de l'État. »volonté d'émancipationCette volonté d'émancipation s'est déjà manifestée outre-Atlantique, où plusieurs banques, dont Goldman Sachs et JP Morgan, avaient décidé en juin de rembourser les 68 milliards de dollars reçus dans le cadre du plan de soutien américain à la finance (Tarp). En Suisse, UBS avait payé au prix fort son indépendance en août. Le remboursement de l'enveloppe de 6 milliards de francs suisses (3,97 milliards d'euros) apportée par l'État helvétique en octobre 2008 lui a coûté 1,2 milliard de francs d'intérêts. De l'autre côté de la Manche, c'est la direction de Lloyds BG qui commence à tousser à la vue du coût de l'aide de Londres. La banque renégocie actuellement les termes de l'accord qui prévoit la garantie de 260 milliards de livres d'actifs (288,9 milliards d'euros).En France, les autres banques restent prudentes. « Le jour où l'on trouvera un financement moins cher, on le substituera » à l'aide de l'État, avait indiqué Georges Pauget, le directeur général du Crédit Agricolegricole, le 27 août. De source proche, la banque procéderait alors à un remboursement graduel, afin de ne pas donner le sentiment de se retirer brusquement une fois la tempête traversée. Du côté de BPCE et de Société Généralecute; Générale, on précise ne pas avoir défini de calendrier précis. A. M.
La Tribune
Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS
Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne
Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir
Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France