les investisseurs en ligne n'ont jamais été aussi actifs
La Tribune
La Tribune
Les investisseurs particuliers auront mis moins de temps à se remettre de la plus grande crise financière depuis 1929 que de la bulle Internet, au début des années 2000. En octobre dernier, selon les chiffres que vient de publier l'Acsel (association de l'économie en ligne), les courtiers en ligne ont dénombré 1.019.800 comptes « actifs » (au moins un ordre au cours des douze derniers mois). Un record ! Le nombre de comptes détenus sur Internet a ainsi doublé en l'espace de huit ans.Les ordres passés, eux aussi, ont explosé. De plus de 50 % depuis juillet dernier. En octobre, 1.355.272 d'ordres ont été exécutés : le meilleur mois depuis l'apparition d'Internet, exception faite d'octobre 2008, au plus fort de la crise (1,53 million d'ordres).Bien sûr, le comportement des boursicoteurs les plus actifs explique en partie ces résultats. Mais pas seulement. « Les investisseurs dormants, les ?bons pères de famille? attendaient qu'une tendance claire se dégage et que la volatilité soit un peu moins forte. On les voit revenir depuis le mois de septembre », témoigne Fabien Vrignon, directeur Bourse chez Cortal Consors France. Ces épargnants plus traditionnels représenteraient tout de même près d'un tiers des clients des courtiers en ligne. On aurait pu croire que, malgré le rally du début d'année, cette catégorie d'investisseurs aurait hésité à revenir en Bourse. Après l'éclatement de la bulle Internet, ils avaient en effet raté plusieurs années de hausse avant de remettre les pieds sur les marchés. « Les investisseurs particuliers ont vraiment gagné en maturité, confirme Fabien Vrignon. Le temps où l'on achetait quelques actions au moment de la privatisation pour les garder vingt ans est bel et bien terminé. » L'arrivée d'Internet n'est certainement pas étrangère au phénomène : le Web a permis aux particuliers d'avoir accès en quelques clics à toutes les informations du marché, et de piloter eux-mêmes leur compte titres ou leur PEA. Sans parler de l'effondrement des frais de courtage.Cette évolution des mentalités se ressent également dans le sondage réalisé par l'agence Seitosei pour la Fédération française des clubs d'investissement et publié à l'occasion du salon Actionaria. Malgré les crises boursières, 52,6 % des petits porteurs interrogés n'ont pas réduit leur investissement au cours des dix dernières années et 58 % ont le sentiment d'avoir gagné en Bourse. Plus d'un tiers des sondés sont d'ailleurs prêts à risquer entre 5 % et 15 % de leur épargne contre une « perspective de gain potentiel plus élevée ». Enfin, si de nouvelles introductions en Bourse survenaient, 63,4 % des personnes interrogées seraient prêtes à y participer. Bref, les particuliers ne viennent plus en Bourse pour « jouer ». Ils ont compris qu'il s'agissait d'un bon moyen pour diversifier son capital sur le long terme. Les valeurs préférées des petits porteurs ? Air Liquide, suivi de Total et de Vinci.
La Tribune
Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS
Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne
Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir
Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France