L'aviation civile soutient ses aiguilleurs du ciel
La Tribune
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AérienLe gouvernement lui avait demandé mercredi un rapport public dans les 24 heures. Patrick Gandil, le directeur général de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), s'est exécuté en publiant hier un texte de cinq pages qui réfute les accusations portées par « Le Figaro » à l'encontre des contrôleurs aériens français, dont les pratiques, selon le quotidien, constitueraient une menace pour la sécurité aérienne (voir « La Tribune » d'hier). « L'idée d'un contrôle aérien organisé au seul profit de ses agents et au mépris de la sécurité est inexacte. Il n'en reste pas moins [?] qu'il n'échappe pas aux erreurs humaines qui n'ont pas de lien avec la gestion des effectifs », écrit Patrick Gandil, en assurant que « le ciel français est l'un des plus sûrs au monde ». Ce qui est en effet reconnu par nombre de professionnels.le système « clairance »« Le Figaro » affirmait que les aiguilleurs du ciel organisent eux-mêmes leur semaine de travail et les rotations à travers un système baptisé Clairance leur permettant de travailler à mi-temps, soit douze heures par semaine et 80 jours par an. Plusieurs catastrophes auraient été évitées de justesse. Hier, le quotidien a ajouté qu'un référé de la Cour des comptes, transmis en juillet au secrétaire d'État aux Transports, Dominique Bussereau, l'avertissait d'un tel système. Selon Patrick Gandil, les contrôleurs ont un rythme de travail de 32 heures par semaine, en moyenne. « Les tours de service des équipes sont organisés pour tenir compte des variations journalières, hebdomadaires et saisonnières prévues pour le trafic. En période de faible trafic, des autorisations d'absence à certains contrôleurs peuvent être octroyées », a-t-il admis. Selon lui, ce phénomène de « clairances » est difficile à mesurer puisqu'officieux. Pour conserver leur licence, les contrôleurs doivent remplir leurs heures de tenues de poste dans un carnet. La DGAC va mettre en place un système pour vérifier les conditions nécessaires à la prorogation des licences. Quant aux trois catastrophes évitées mentionnées par « Le Figaro », la DGAC n'a pu en vérifier qu'une seule. La cause en serait une erreur humaine. F. G.
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