« L'arrivée de Windows 7 va profiter au marché du PC »
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Kirk Campbell, directeur général d'IDCComment voyez-vous l'évolution du marché des technologies de l'information ?Si la crise économique a commencé en 2007, l'impact sur le marché s'est réellement fait sentir en septembre 2008 après la faillite de la banque d'affaires Lehman Brothers. Nous prévoyons cette année un repli de 2,5 % en termes réels (hors inflation et change). Il est le reflet du ralentissement économique. Cependant, la reprise a commencé, toujours en lien avec l'activité économique mondiale. Elle sera faible, de l'ordre de 2 % à 3 %, et nous n'envisageons pas de croissance régulière avant 2011. Par la suite, nous pouvons imaginer un retour sur une tendance de 5 %. La Chine, l'Inde et le Brésil afficheront des taux de croissance supérieurs.Quels secteurs ont le plus souffert ?Le logiciel et les services ont résisté en 2009. En temps de récession, la première chose que les entreprises font est d'allonger le cycle de renouvellement de leurs serveurs et de leurs PC. Cependant, l'arrivée de Windows 7 devrait améliorer le marché des PC d'ici à la fin de l'année. A priori, ce système d'exploitation devrait être mieux apprécié que Vista. Dans le logiciel, il existe des segments qui vont continuer à enregistrer une forte croissance, comme la virtualisation (un dispositif qui permet de faire plus de choses avec le même matériel). Le domaine du SAAS (« software as a service »), solution que l'on paie à la consommation, enregistre toujours une forte croissance.La concentration s'est poursuivie dans le secteur du logiciel. IBM a racheté SPSS, Adobe a racheté Omniture. On se demande s'il va rester des sociétés à racheter?Certes, mais si on considère la croissance globale du marché des technologies de l'information, on ne dépasse pas 7 % dans le meilleur des cas. Pour se développer, les grandes sociétés ont besoin de croître par acquisition, soit pour récupérer des technologies innovantes, soit pour récupérer une base clients. Cette tendance ne cessera pas, faute de combattants. Il existe de nouveaux segments de marché prometteurs avec de multiples start-up. Les acquisitions forment un processus naturel.Dans vos études de marché, prenez-vous en compte les smartphones, les tablettes Internet et les télévisions connectées à Internet ?Non, notre définition du marché des technologies de l'information est assez rigide. Nous y incluons les netbooks des particuliers mais nous plaçons les smartphones dans le marché des télécommunications, que nous suivons par ailleurs. Et il faut compter un autre marché important, celui du contenu, des médias et de la publicité par Internet. Ces marchés adjacents montrent qu'il existe un fort potentiel de croissance.À quoi pensez-vous en particulier ?Aux nouvelles tendances de consommation comme les réseaux sociaux qui se diffusent dans l'entreprise. Les plus jeunes des employés les utilisent et c'est une bonne chose. Tout cela crée de l'innovation.Propos recueillis par Pascal Boulard
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