Lagardère lève 1 milliard d'euros
La Tribune
La Tribune
Communication« C'est quand on n'a pas besoin d'argent qu'on en trouve facilement. » C'est avec cet adage que Dominique D'Hinnin, le directeur financier du groupe Lagardèrerave;re, justifie l'émission obligataire de 1 milliard d'euros qui a été bouclée hier. L'opération, menée par cinq banques chefs de file (Barclays, BNP Paribas, Calyon, Natixis et Société Généralecute; Générale), a d'ailleurs été un vrai succès puisqu'elle était prévue initialement pour un montant inférieur de pratiquement la moitié. Il est rarissime qu'une société ne bénéficiant pas d'un rating auprès d'une agence de notation puisse lever autant de capitaux sur les marchés.Ces obligations, qui portent un intérêt annuel de 4,875 %, ont une durée de cinq ans. « Cela donne au groupe davantage de marge de man?uvre », se réjouit Dominique D'Hinin, dont l'un des objectifs était de ne pas dépendre que des banques. De fait, jusqu'ici, les sources de financement du groupe de média provenaient en grande partie d'une ligne de crédit syndiqué dont l'échéance est 2012. L'autre partie de la dette provient d'un placement privé auquel Lagardèrerave;re a procédé aux États-Unis il y a cinq ans, à hauteur de 400 millions d'euros. Il est remboursable en deux échéances de 200 millions en 2011 et 2013. Pour le groupe d'Arnaud Lagardèrerave;re, cette émission est une première. Même si le coût de l'emprunt obligataire est supérieur à celui de sa ligne de crédit, la maturité de sa dette est allongée et sa source diversifiée. Chez Lagardèrerave;re, on assure n'avoir aucune idée derrière la tête pour expliquer l'ampleur du montant levé. La situation financière du groupe est d'ailleurs très correcte, avec une dette nette de 2,1 milliards d'euros dans les comptes au 30 juin 2009, face à 4,2 milliards de capitaux propres. « Nous n'avons pas besoin d'argent pour des projets à court terme », assure Dominique D'Hinnin.Le groupe a saisi cette fenêtre à un moment où les marchés obligataires sont animés. En Bourse, les choses se sont aussi améliorées pour le titre, malgré la chute du marché publicitaire qui pénalise Lagardèrerave;re Active. L'action, qui a regagné 69 % par rapport à son plus-bas touché en mars, affiche désormais une hausse de 11,24 % depuis le début de l'année, contre + 16,8 % pour le CAC 40. Jean-Baptiste Jacqu
La Tribune
Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS
Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne
Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir
Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France