risque de surplus sur les quotas de co2
La Tribune
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Le lobby des traders du CO2, l'IETA, a demandé hier à la Commission de « réparer le trou » creusé mercredi dans le mécanisme d'échange de quotas européens. La Cour européenne de première instance avait, en effet, déclaré que la Commission avait outrepassé ses compétences en imposant à l'Estonie et la Pologne un régime de quotas un peu trop sec. Ouvrant ainsi une brèche. Si tous les États contestaient l'intervention de la Commission dans l'établissement du niveau des quotas qu'ils ont alloué aux entreprises, 60 millions de tonnes de CO2 se retrouveraient brusquement sur le marché tous les ans ! Soit quelque 300 millions de tonnes de quotas en plus, contre 2.000 prévus au départ. De quoi faire sombrer la tonne de CO2. Qui, dans le doute, plongeait de 5 % à 12,68 euros la tonne hier, alors que tous les pays tentaient de s'engouffrer dans la brèche en renégociant leur contrainte carbone à la baisse.
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