Hirsch veut faire passer au plus vite ses mesures pour les jeunes
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Martin Hirsch le répète à l'envi, « personne ne sera déçu ». À quelques jours de l'annonce par Nicolas Sarkozy des mesures pour les jeunes de 16-25 ans, probablement mardi, le haut-commissaire à la Jeunesse promet la reprise des « trois quarts » de son livre vert. Mais, pour cause de calendrier parlementaire trop encombré, une loi d'orientation et de programmation semble peu probable. On se dirigerait plutôt vers une reprise des propositions du livre vert ? qui vont du logement à la santé en passant par l'orientation ou le RSA jeune ? dans des textes examinés prochainement, tels la proposition de loi sur le service civique d'Yvon Collin (RDS) qui sera présentée fin octobre au Sénat, ou le projet de loi de finances pour 2010. Du reste, le projet de loi sur la formation professionnelle, adopté avant-hier au Sénat, a déjà permis de faire passer par amendements des propositions « préfigurant le plan jeunes », comme l'interdiction des stages hors cursus ou l'assouplissement des conditions d'entrée en apprentissage.Reste que certaines propositions phares, même si elles font consensus, mettront du temps à entrer en application. Le « service public de l'orientation territorialis頻 (Spot), indépendant de l'Éducation nationale, implique ainsi qu'État, régions, académies, partenaires sociaux, Onisep? s'accordent et revoient le périmètre de leurs prérogatives. Idem pour le livret de compétences dont l'esprit diffère de celui généralisé cette année au collège. Ce dernier se veut un outil d'évaluation dans le cadre du socle commun (loi Fillon de 2005) alors que Martin Hirsch y voit un recueil de compétences larges, y compris extrascolaires, valorisant les points forts de l'élève dans le cadre d'un projet personnel et professionnel. Car « nul ne peut être nul en tout », assène le haut-commissaire. Si Luc Chatel, le ministre de l'Éducation nationale, est ouvert à ce livret relooké, la résistance de certains syndicats enseignants pourrait être un frein.prérecrutementPar ailleurs, la sécurisation d'un système de prérecrutement permettant aux jeunes d'êtres payés pendant leur formation contre un engagement au sein de l'entreprise qui les forme pourrait voir le jour. Mais d'autres propositions font toujours débat, parmi lesquelles figurent en tête le très attendu RSA jeune actif, ou la mise en place d'un système de soutien à l'autonomie des jeunes. Martin Hirsch ne cache pas sa préférence pour une dotation autonomie (montant dont l'emploi serait librement déterminé par le jeune), plutôt que pour une allocation (le système interviendrait pour soutenir les périodes de formation, de recherche d'emploi dans le cadre d'un contrat entre le jeune et la collectivité territoriale). Les derniers arbitrages sont attendus ce week-end sitôt le chef de l'État revenu du G20 de Pittsburgh. Clarisse Jay et Isabelle Moreau
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