Le PIB britannique s'est envolé au deuxième trimestre

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La possibilité d'une rechute dans la récession (?double-dip recession?) s'est éloignée au Royaume-Uni. La croissance du PIB au deuxième trimestre, publiée vendredi, s'est élevée à 1,1 %, surprenant tous les économistes car deux fois supérieure à leurs prévisons. C'est la plus forte croissance depuis début 2006. La progression vient en grande partie d'un bond du secteur de la construction (+ 6,6 %), ainsi que d'une amélioration de l'activité dans la finance et des services aux entreprises (+ 1,3 %). Les dépenses de l'État ont aussi progressé de 0,9 %, ce qui ne devrait pas continuer avec la rigueur.La reprise économique avait jusqu'à présent semblé très fragile. Le Royaume-Uni n'est sorti de la récession qu'au quatrième trimestre 2009, et la croissance n'était que de 0,3 % au premier trimestre. Certains analystes craignaient donc que l'économie ne soit trop faible pour appliquer sans risque le budget de rigueur décidé le mois dernier, dont les principales mesures entreront en vigueur début 2011. Un scénario devenu moins probable. « Nous nous attendons à ce que la croissance ne continue pas à ce rythme, mais nous pensons que la dynamique est suffisante désormais pour éviter un retour à la récession », estime Azad Zangana, économiste à Schroders.L'inflation reste forteLes économistes relativisent toutefois la surprenante croissance du deuxième trimestre qui constitue un rattrapage. Ils citent notamment les fortes chutes de neige au premier trimestre, qui ont ralenti la consommation et la construction. De même, la TVA a augmenté le 1er janvier de 15 % à 17,5 %, ce qui a sans doute réduit les dépenses au début de l'année. Enfin, la récente Coupe du monde a joué. La réalité de la croissance du premier trimestre avait été sans doute masquée par les statistiques. Cette reprise risque cependant de poser un problème à la Banque d'Angleterre, alors que l'inflation demeure relativement forte (3,2 %). Si la reprise se confirme, l'institution ne pourra pas repousser une hausse des taux d'intérêt, qui restent au taux historiquement bas de 0,5 %.

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