Ingenico se renforce dans les services de paiement
La Tribune
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monétiquePrès de trois fois le chiffre d'affaires estimé pour 2009. Le prix de 290 millions d'euros payé par Ingenico pour acquérir auprès du fonds Warburg Pincus la société allemande Easycash est élevé. Le groupe français, pourtant numéro un mondial des terminaux de paiement électronique et quasiment huit fois plus gros que sa cible, vaut à peine une fois son chiffre d'affaires annuel. Une prime qui se justifie selon la direction d'Ingenico par la rentabilité d'Easycash. La société réalise une marge brute d'exploitation de plus de 20 %, soit près de 8 points de plus que celle d'Ingenico. La direction du groupe français assure ainsi que l'acquisition sera positive sur le bénéfice dès 2010.secteur prioritaireEn outre, avec Easycash, le groupe français se renforce dans les services de paiement, un secteur prioritaire depuis quelques mois pour Philippe Lazare, le directeur général d'Ingenico. Cette activité offre à la fois une croissance plus forte que celle du marché pur de la vente de terminaux, 11 % contre 7 % estimé pour la période 2006-2012, et procure une forte récurrence des revenus. Alors qu'un appareil électronique est vendu une fois pour toutes à un commerçant, les services de paiement (traitement des transactions, programmes de fidélité, etc.) sont en effet facturés à chaque transaction.Philippe Lazare compte s'appuyer sur les positions du groupe auprès des commerçants pour vendre les services d'Easycash et développer son activité en dehors de l'Allemagne. Avant l'acquisition d'Easycash, Ingenico réalisait 19 % de son chiffre d'affaires dans les services et les logiciels. Avec cette opération, sa part pourrait monter à plus de 25 %. Olivier Pinaud
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