Fillon promet une dette stable en 2012 et de nouvelles coupes dans les niches

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Après avoir passé l'année 2009 à réviser à la hausse les déficits publics, le gouvernement a multiplié en 2010 les annonces en sens inverse. Intervenant vendredi devant les parlementaires de l'UMP, François Fillon ne s'est pas privé d'annoncer que l'exécutif prévoyait, désormais, de stabiliser la dette publique (en proportion du PIB) un peu plus tôt que prévu, dès 2012. Une manière de résumer l'orientation du budget qui sera adopté en Conseil des ministres le 29 septembre : place à la rigueur, même si le mot n'est pas prononcé. L'objectif est bien sûr de rassurer les marchés financiers, qui scrutent les finances publiques françaises.En juillet, Bercy tablait sur une légère hausse de la dette jusqu'en 2012 (+ 1 point à 87,1 % du PIB cette année-là). La révision à la hausse de la croissance, au-delà de 1,5 % pour 2010, contribue à cette amélioration des perspectives financières à moyen terme. Plus sûrement, on peut voir là l'effet de la surestimation des déficits antérieurs. Estimé initialement à 8,5 % du PIB, le déficit de 2010 est désormais évalué à 7,8 %. La marche à franchir pour revenir à une situation soutenable est donc moins élevée que prévu. Les mesures prises pour augmenter les recettes fiscales en 2011 aident aussi. La remise en cause des niches rapportera à la sphère publique quelque 10 milliards d'euros. Pour la période au-delà de 2012, une loi de programmation, soumise mercredi au Conseil des ministres, prévoira de ramener le déficit public à 3 % du PIB en 2013 et 2 % en 2014. Un effort soutenuLa croissance y aidera ? elle atteindrait 2 % en 2011, puis 2,5 % à partir de 2012, selon Christine Lagarde ?, mais aussi la poursuite des économies dans les niches fiscales. « Il sera nécessaire de poursuivre l'effort sur les années suivantes » (au-delà de 2012), a déclaré François Fillon. Tout dépendra bien évidemment de l'équipe au pouvoir à partir du printemps 2012. Mais l'exécutif actuellement en place tablerait sur environ 3 milliards de plus, selon « Les Echos ». Les mesures « niches » atteindraient alors, au total, 15 milliards d'euros. Un niveau beaucoup plus élevé que prévu en début d'année, mais insuffisant aux yeux de certains experts (voir ci-dessous). Autre débat : la suppression du bouclier fiscal et de l'ISF, que Christine Lagarde n'exclut pas, à terme.

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