DSK, un hyperactif au FMI

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Incontestablement, les circonstances l'ont servi. La grande crise qui a frappé le monde a permis à Dominique Strauss-Kahn de réinstaller le Fonds monétaire international (FMI) au coeur de l'économie mondiale. Encore fallait-il avoir perçu à temps la dimension des événements exceptionnels qui se produisaient, et en déduire les politiques économiques, elles aussi exceptionnelles, qui s'imposaient pour contrer la dépression. Mission accomplie. C'est une autre étape qui se profile aujourd'hui, avec le pilotage de la sortie de crise. Il lui faut être l'inspirateur de la réforme financière. Les réunions de printemps du FMI, qui se sont achevées dimanche, ont pointé les risques de dispersion et d'incohérence entre les réformes déjà entreprises, ce qui va nécessiter une délicate coordination que seuls le Fonds et le Conseil de stabilité financière peuvent exercer. La crise n'est pas pour autant finie, notamment en Europe, qui subit l'effondrement de la Grèce. Là encore, des circonstances exceptionnelles ramènent le FMI et son patron au coeur de la décision. L'impéritie de la zone euro, incapable de secourir les siens, a ouvert un large champ à Dominique Strauss-Kahn pour faire valoir l'expertise du FMI dans le traitement des malades de l'Europe. Il va lui falloir doser les remèdes pour soigner le mal sans exténuer le patient. S'il y parvient, DSK aura acquis un capital politique international dont peu de dirigeants français peuvent se prévaloir. Lundi, le grand ordonnateur de l'assemblée annuelle nous a reçus dans son bureau àu siège du Fonds à Washington.

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