Forte mobilisation des agriculteurs pour la défense de leurs revenus

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« Agriculteurs en colère », ou encore « Sarko + Borloo = revenu 0 ». Partis de 14 régions de France, 1.500 tracteurs et 11.400 manifestants selon les estimations de la fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), en majorité des céréaliers, ont défilé mardi à Paris. Ils entendaient interpeller Nicolas Sarkozy sur la baisse de leurs revenus (? 34 % pour le revenu agricole en 2009), et faire pression sur les pouvoirs publics pour qu'ils défendent à Bruxelles la politique agricole commune (PAC) dont ils ont été jusqu'ici les principaux bénéficiaires. Ils exigent aussi des mesures « immédiates » de soutien du gouvernement. « Il faut une volonté politique claire de soutenir le monde agricole, comme a fait l'Allemagne qui a développé son agriculture et qui est en train de devenir le premier pays agricole européen », explique Christophe Paulin (FDSEA du Pas-de-Calais). « Il faut alléger les lourdeurs administratives pour permettre d'être compétitifs avec les voisins allemands et belges », poursuit l'agriculteur.« Un moment de rupture »La Commission européenne observe « avec attention » l'évolution des cours des céréales sur les marchés et « n'hésitera pas à réagir si nécessaire » pour aider les producteurs, a indiqué mardi un de ses porte-parole. Reconnaissant une situation « terriblement difficile », le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a estimé que la crise actuelle n'était « pas la énième crise conjoncturelle. C'est un moment de rupture dans l'histoire agricole française et européenne ». « Je comprends parfaitement [les agriculteurs], je comprends leur désarroi, mais ils ne doivent pas perdre espoir », a poursuivi le ministre à la sortie du Conseil des ministres. « La France a besoin de ses agriculteurs, et nous allons tout faire dans les prochains mois pour bâtir un système qui leur permette d'avoir un revenu stable, un revenu décent... », a-t-il martelé. « On a mis sur pied un plan d'urgence qui a mis 1,8 milliard d'euros dans les trésoreries des exploitations et nous travaillons, filière par filière, pour apporter des réponses concrètes », a-t-il encore souligné. Apparement cela n'a pas suffi à calmer la colère des paysans. R. J.

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