Le Portugal est à son tour attaqué

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La crise grecque gagne l'extrême sud de l'Europe. Une fois de plus, la pression est exercée par les marchés, qui ont de plus en plus de mal à croire à l'amélioration des finances du Portugal. Mardi, l'agence Standard & Poors a dégradé la note de la dette souveraine du pays de deux crans, de A+ à A-. Le taux des emprunts à 10 ans portugais a désormais franchi les 5 %. Malgré l'annonce d'un plan de rigueur entériné par Bruxelles, Lisbonne peine à convaincre sur la possibilité d'un redressement de la situation économique du pays. En 2009, le déficit public atteignait 9,4 % du PIB. le ministre portugais des Finances Fernando Teixeira dos Santos a déclaré que son pays « réagirait aux attaques des marchés » et ferait tout ce qu'il faut pour réduire le déficit. Pour Win Thin, stratégiste chez Brown Brothers Harriman, cité par l'agence Reuters, « la contagion est véritablement en train de devenir une réalité, et je ne vois pas l'euro rebondir vigoureusement. On savait que la Grèce et le Portugal étaient des sujets d'inquiétude, mais le vrai problème reste l'Espagne. Si les taux espagnols montent, la situation deviendra réellement préoccupante. »

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