La montée du risque souverain pèse

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Les bourses européennes creusent un peu plus chaque jour leur retard par rapport à Wall Street. Tandis que la précarité financière des « PIGS » éloigne les perspectives d'une reprise économique pérenne sur le Vieux Continent, la Bourse de New-York tente de se rassurer avec la solidité des comptes des entreprises du S&P500. Au final, l'indice S&P augmente son avance, qui atteint désormais plus de 7 points depuis le début de l'année, sur l'Euro Stoxx50. La remontée de l'aversion au risque souverain mine la tendance dans la zone euro. En l'occurence, la situation alarmante des finances grecques, qui se traduit par des taux d'Etats à 10 ans supérieurs à 9,5 %, contamine ses voisins, le Portugal, l'Espagne et l'Italie. Qualité de signatureà mesure que la qualité de signature des principaux pays concernés se dégrade, leurs indices boursiers cèdent du terrain. Ainsi, de Madrid à Lisbonne en passant par Milan et Athènes, la chute des cours oscille entre 5 et 23% depuis le début de l'année. A contrario, les pays considérés comme les plus solvables enregistrent les meilleures performances boursières. Alors que les investisseurs arbitrent plutôt en faveur des dettes publiques française et allemande, pour lesquelles les taux de rémunération à 10 ans sont respectivement redescendus à 3,3 % et 3 %, le DAX et le CAC40 font de la résistance. Malgré la violente correction de mardi, la Bourse de Paris limite son repli à moins de 4 % depuis début janvier tandis que Francfort reste dans le vert. Mesures d'austérit髠Les investisseurs n'ont pas été rassurés par l'impact des substantielles mesures d'austérité que le pays doit adopter» estiment les équipes d'ING AM à propos de la Grèce. Et d'ajouter : « d'autres pays de la zone euro devront également réduire leur budget de façon drastique, ce qui pèsera sur la croissance économique à plus long terme ». En attendant, les incertitudes conjoncturelles qui noircissent l'horizon du Vieux Continent incitent les opérateurs à se réfugier sur la «relique barbare». En l'espace de quatre mois, l'once d'or à Londres est passé de 1.120 à plus de 1.150 dollars ce mardi et en euros, elle a atteint un nouveau record au fixage de mardi matin, à 863,69 euros. Dans cet embrouillamini général, reste à espérer que la baisse de l'euro permettra aux entreprises européennes de gagner en compétitivité. Fabio Marquetty

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