New-York, l'eldorado des start-up du web 2.0

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A en croire Hollywood - y compris dans le récent « Gatsby le Magnifique\" - l\'économie new-yorkaise serait monolithique et uniquement basée sur les services financiers. Cette vision réductrice, qui associe tel territoire à telle industrie - la Californie à la technologie, New York à la finance, le Texas au pétrole - fait fi de la prodigieuse créativité de la scène new yorkaise des start-up, qui n\'a désormais rien à envier à ses rivales de la Silicon Valley ou de Boston.Une floraison de start-up qui n\'avait pas échappé à notre maire Michael Bloomberg (qui loin d\'être un pur financier, a en réalité créé essentiellement une société de technologies analytiques), qui dès l\'explosion de la bulle des subprimes, et sur fond de licenciements bancaires massifs, avait lancé un projet de campus technologique sur Roosevelt Island.Cocktail gagnant pour rivaliser avec la Silicon ValleyDès la bulle Internet des années 90, les start-up new-yorkaises ont essaimé autour des firmes de design et de publicité du quartier du Flatiron (dans ce qu\'il est désormais convenu d\'appeler Silicon Alley), autour de quelques personnalités phares comme Kevin Ryan de DoubleClick (ayant depuis lancé nombres d\'entreprises dans le secteur, y compris le VentePrivée.com américain, Gilt). La création de la firme de capital-risque new yorkaise Union Square en 2003 marquera aussi un changement de paradigme dans le développement des firmes locales, qui avaient jusqu\'alors pour obligation de venir lever des fonds en Californie. Union Square a par exemple financé Etsy, le eBay des biens créés par les particuliers (Brooklyn), mais aussi Tumblr (racheté par Yahoo pour 1,1 milliard de dollars), avec un premier modeste financement de 750 000$ lors de la création du site puis un autre round de plusieurs millions.La coexistence de startups d\'entrepreneurs en série (futurs business angels), et de ces firmes de capital-risque offre à New York un cocktail gagnant pour rivaliser avec la Silicon Valley. Avec Tumblr, Union Square vient de multiplier sa mise par 50 et dispose de 500 millions de dollars de nouveaux fonds à investir dans la scène locale. Cette dernière comprend peut être la prochaine grande acquisition, avec FourSquare.Destination privilégiée des entrepreneurs françaisL\'évolution du web, avec l\'importance de la publicité, du e-commerce, du design, favorise clairement New York, siège des principales firmes publicitaires et de médias. Certes, les grandes avancées technologiques requièrent encore d\'être dans la Silicon Valley où se trouvent les meilleurs programmeurs et scientifiques, mais pour un projet plus orienté web 2.0, commerce ou media en ligne, NYC est la nouvelle destination privilégiée, et nombre d\'entrepreneurs français désireux de créer leur start up aux Etats Unis s\'installent désormais sur NYC, ou utilisent NYC comme angle d\'attaque dans leur stratégie international (ex: E-Buzzing dans la video en ligne). Sans compter l\'attraction de la ville elle-même pour les entrepreneurs et leurs familles, avec une énergie et une scène culturelle sans commune mesure avec ce que l\'on peut trouver à Palo Alto.Reste désormais, au-delà des success stories rapides comme celles de RightMedia ou de Tumblr, à bâtir le prochain Google ou Yahoo à base new yorkaise. Quant à le construire en France, encore faudrait-il que les candidats à la Mairie de Paris se penchent sur la capacité de Paris à devenir le grand hub des start up en Europe, une position que la capitale française est en train de perdre au profit de Londres et de Berlin...

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