Juppé : « Je pourrais être candidat en 2012?»
La Tribune
La Tribune
Au terme d'une semaine politique riche et agitée, en particulier pour la majorité, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac était, dimanche soir, l'invité de « La Tribune »-BFM. « Maintenant il faut rebondir », a-t-il lancé en ajoutant aussitôt : « Il faut donner du sens aux réformes, les expliquer, les hiérarchiser. » Ce que visiblement Nicolas Sarkozy n'a pas su faire jusque-là selon Alain Juppé.L'ancien Premier ministre a ainsi estimé que la question de la remise en cause du bouclier fiscal « se posait ». « Il faudrait sans doute l'adapter », a-t-il affirmé. Plus généralement, il a annoncé vouloir réfléchir dans les prochains mois avec son club politique sur des réformes fiscales, comme celle de l'impôt sur les sociétés. Concernant la taxe carbone, Juppé a déclaré qu'il « continuait à penser qu'elle est utile et même nécessaire ». « Les Suédois ont une taxe carbone depuis des années, leur industrie en a-t-elle pâti ? » s'est-il interrogé. Il s'est déclaré favorable à l'idée d'une taxe carbone aux frontières de l'Europe.primaires à droiteSur la politique économique, l'ancien Premier ministre a rappelé la nécessité de réduire les déficits et l'endettement sans casser la croissance. La solution pour y parvenir ? « Agir sur l'investissement public et priv頻, en particulier en matière de recherche et d'innovation.Malgré la défiance des Français à l'égard de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé a très clairement estimé, tout comme François Fillon, qu'il n'y avait pas de problème de leadership à la tête de l'État. « Nicolas Sarkozy est le candidat naturel de la majorité pour 2012. » Mais si ce dernier ne se représentait pas, Alain Juppé a préconisé l'organisation de primaires à droite pour désigner le candidat. « Je pourrais être candidat à ces éventuelles primaires », a-t-il reconnu... P. C.
La Tribune