Les européens divisés sur la création d'une taxe carbone

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La création d'une taxe carbone aux frontières de l'Union européenne divise les dirigeants européens. Le chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy, a appelé vendredi à « la fin de la naïveté de l'Europe » et plaidé en faveur d'une utilisation de la taxe carbone aux frontières comme arme de négociation après l'échec de la Conférence de Copenhague.Mais plusieurs dirigeants se sont dits sceptiques. Le chancelier autrichien, Werner Faymann, a estimé que « ce ne serait pas une bonne tactique de négociation ». « Le président de la Commission (José Manuel Barroso) a indiqué qu'il mettrait sur la table une proposition au mois de juin prochain », a indiqué Nicolas Sarkozy. menace de délocalisationDepuis 2005, les industries européennes polluantes sont soumises à un système européen de quotas d'émission. Les entreprises s'alarment des conséquences sur leurs coûts de production et du risque de combat inégal face aux industries étrangères. Vu les ambitions des « 27 » à l'horizon 2020 (20 % à 30 % de baisse des émissions de CO2), certains lobbies industriels européens ont même brandi le risque de « fuites carbone », en clair la menace d'une délocalisation des entreprises européennes dans les « paradis environnementaux ».D'où l'idée de rétablir des conditions de concurrence internationale équitable en taxant les produits importés suivant les émissions de gaz à effet de serre (Ges) qui ont été nécessaires pour les fabriquer voire pour les transporter. « La France ne demande pas une taxe sur tous les pays et sur tous les produits », assure Nicolas Sarkozy. Mais « peut-on imposer aux aciéries européennes des contraintes environnementales et en même temps importer, par exemple de Chine, de l'acier qui serait produit sans respecter les contraintes environnementales ? » s'est-il interrogé.Laurent Chemineau

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