Les ventes de musique poursuivent leur déclin

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La musique enregistrée a généré 17 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2009, contre près de 23 milliards (à changes constants) en 2004, selon les chiffres publiés par l'IFPI (Fédération internationale de l'industrie phonographique). Ce sont les deux principaux marchés, États-Unis et Japon, qui sont à eux seuls responsables de l'essentiel de la baisse de 7,2 % de 2008 à 2009, alors qu'on a assisté à un retour de la croissance dans 13 pays, dont le Brésil l'Australie, la Corée du Sud, la Suède et le Royaume-Uni. Avec 8,3 millions d'albums vendus, Susan Boyle, révélée par une émission de la télévision anglaise, arrive en tête des ventes de l'année 2009, suivie des Black Eyed Peas et de Michael Jackson. Sur cinq ans, la part des ventes de musique sur supports physiques (CD, DVD), qui représentaient l'essentiel du chiffre d'affaires des maisons de disques en 2004, est tombée à 70 % du total. Elles ont reculé de 12,7 % de 2008 à 2009, alors que le quart du chiffre d'affaires de l'industrie est désormais représenté par la distribution « dématérialisée » de musique en ligne : elle a pratiquement décuplé en cinq ans et pèse désormais 4,3 milliards de dollars, en hausse de 9,2 % de 2008 à 2009. S'il subit un léger déclin en France, du fait du recul des ventes de musique de sonneries pour téléphone mobile, ce marché « numérique » est en hausse vigoureuse dans certains pays : 29,7 % en Europe (et même 48 % au Royaume-Uni). À 13 % du total des ventes en Europe, la conversion à ce mode de distribution numérique est toutefois moins avancée qu'aux États-Unis (43 %). I. R.

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