Sarkozy se plie à la diplomatie chinoise
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Si le président français ne s'est pas encore mis à l'étude du mandarin, il a en revanche appris la grammaire de la diplomatie chinoise. Adoptant un profil bas face à ses homologues de Pékin, il s'est surtout attaché, au cours de sa visite de trois jours en Chine, à renouer au plus haut niveau des relations mises à mal ces dernières années par des gestes intempestifs sur un sujet extrêmement sensible : l'intégrité du territoire de la grande Chine. Mais aujourd'hui, il est impensable pour tout pays de ne pas entretenir des relations amicales et fructueuses avec la puissance de demain et un marché de 1,3 milliard de consommateurs. Pour cette rencontre, il n'y avait pas de nucléaire ou de TGV au menu des discussions, mais un intérêt commercial pour la culture via le cinéma et l'éducation ou pour l'expertise française en matière d'environnement. Sans compter la volonté d'associer étroitement Pékin à la préparation du G20 en France en 2011, avec la régulation financière au menu. Le profil bas adopté par Nicolas Sarkozy pourrait donc se révéler payant. On pourrait en avoir un écho lors du voyage du président chinois en France au second semestre de cette année. Lao Tseu ne disait-il pas : « Toute noblesse vient de l'humilit頻. R. Ju.
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