Attali  : « nous avons joué notre joker »

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Invité dimanche du grand débat « La Tribune »-BFM TV-Dailymotion Jacques Attali n'a pas mâché ses mots. Interrogé sur la réforme des retraites, il a estimé que les politiques «?s'intéressaient aux questions d'équilibre financier et de démographie et se focalisaient sur les 60 ans?» alors qu'à ses yeux «?les problèmes sont bien plus vastes et nécessitent une vision bien plus globale, incluant notamment les questions des déficits et de l'endettement?».Sur ces deux derniers sujets, objet de plusieurs chapitres du livre «?Tous ruinés dans dix ans???» qu'il vient de publier, l'ancien conseiller de François Mitterrand est plutôt pessimiste. Après la crise des subprimes, puis celle de la finance et des banques, «?nous avons joué notre joker?» en demandant aux États d'intervenir. Ce qui signifie que si, par malchance, une nouvelle crise apparaissait «?plus personne ne pourrait payer?».Jacques Attali n'a pas critiqué formellement le concept du «?care?», mis en avant par Martine Aubry dans le programme présidentiel du PS, Il a toutefois voulu le préciser, estimant qu'il fallait traduire cet anglicisme par «?respect?». «?Les Français ne veulent pas qu'on les materne, mais qu'on les respecte?» en a conclu Jacques Attali. Il a également estimé que l'un des grands débats de la prochaine élection présidentielle sera de définir la frontière entre «?ce qui relève du financement public et ce qui relève du privé?». Pour lui, en tous cas, les choix sont clairs?: «?Tout ce qui concerne la Sécurité sociale et la santé en particulier doit relever de financements publics, de l'impôt.?» En revanche, Jacques Attali s'est interrogé pour savoir si, par exemple, le coût de la dépendance ne devait pas être en partie pris en charge par des crédits privés. R. J.

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