Raúl Paz, gentleman chanteur
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Raúl Paz se produira mardi 18 mars au New Morning.
LTD/Stanislav Solovkin
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Raúl Paz se produira mardi 18 mars au New Morning.
LTD/Stanislav Solovkin
On se souvient de lui en salsero parigot du début des années 2000. À la fois enracinée dans sa culture latine et bousculée d'accents soul ou rock, sa musique tenait alors le haut de l'affiche aussi bien au Grand Rex qu'à l'Olympia. Étudiant en musique classique arrivé de Cuba en 1995 car admis comme boursier à la Schola Cantorum, Raúl Paz avait à l'époque abandonné un avenir tout tracé de ténor lyrique pour gagner sa vie en tant que chanteur pop latino de son temps...
D'abord au chapeau dans des restaurants parisiens, puis partout en Europe, où il a enchaîné albums, tournées et succès avec des chansons gravées dans les esprits comme Mulata, Revolución, Enamorado, Buena suerte ou Mua mua mua. Il est ainsi resté quinze ans en exil, installé en France, où il a aussi connu la mère de ses deux fils, martiniquaise, aujourd'hui professeure de langues au lycée français de La Havane.
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Depuis 2009 en effet, le couple vit dans l'ouest de Cuba, du côté de Pinar del Río, dans une finca (une ferme) où Raúl Paz pratique la permaculture, échappe aux coupures d'électricité grâce à des panneaux solaires et emploie, bon an mal an, neuf personnes. « Quand j'ai enfin été autorisé à retourner dans mon pays, malgré tous les problèmes, je n'ai pas hésité car je voulais revoir ma famille et prendre ma revanche après des années d'interdiction. » Il se souvient ainsi de la blessure qu'il avait ressentie en 2006, lors d'une émission sur France Inter : « Un auditeur avait raconté en direct qu'il rentrait de Cuba et que là-bas personne ne me connaissait. C'était si vrai que cela a sûrement déclenché quelque chose en moi... »
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