Chronique de François Simon : inégalable Derwin, crêperie iodée
François Simon
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Chronique de François Simon, Chaud devant.
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Chronique de François Simon, Chaud devant.
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Il y a là un merveilleux brouhaha. Les enfants y sont rois, courent, galopent entre les tables, réclament de la glace devant des parents dépassés. Ces derniers ont déposé leurs valises depuis peu, ils en ont extrait des pulls bleu marine, des sweat-shirts à rayures. Ils sont presque tous barrés après une rentrée épuisante. Advienne que pourra, la bolée de cidre renversée, du Nutella sur la chemisette, tant que ces démons ne vont pas courir au bord des falaises magnifiques, tout va bien.
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Comme il n'y a pas de réservations ici, au Derwin, l'obtention d'une table - en terrasse surtout - tient du miraculeux, de l'hostie que l'on requiert les paupières mi-closes. Car ici, près de La Baule et du Croisic, c'est la côte sauvage, les dernières fulgurances de la Bretagne avant qu'elle ne renonce en une Vendée tapie et sablonneuse ; bientôt les tuiles vont succéder aux ardoises, il est grand temps de manger des crêpes et des galettes, des moules Derwin et des fruits de mer arrivant luisants d'iode et de bonté de la maison Retailleau à Kercabellec. La galette complète quant à elle a du répondant, croustillante à l'extérieur, moelleuse en son centre, œuvrée aux farines du Moulin de la Fatigue, à Vitré.
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