De Weinstein à Godrèche, sept ans de MeToo
Hugo Forquès
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Le 28 février 2020, Adèle Haenel quitte les Césars après l’annonce d’un prix pour Roman Polanski.
© LTD / NASSER BERZANE/ABACA
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Le 28 février 2020, Adèle Haenel quitte les Césars après l’annonce d’un prix pour Roman Polanski.
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Le 5 octobre 2017, deux journalistes du New York Times mettent en cause Harvey Weinstein, le tout-puissant producteur de Hollywood. Plusieurs comédiennes américaines l'accusent d'agressions sexuelles et affirment avoir été forcées de se taire à la suite d'accords financiers. Dix jours plus tard, l'actrice Alyssa Milano cherche à récolter les témoignages sur Facebook : « Si toi aussi tu as été harcelée ou agressée sexuellement, réponds à ce tweet en écrivant MeToo. » Le hashtag devient viral sur Facebook, partagé dans plus de 12 millions de messages et de réactions en vingt-quatre heures. Le 11 mars 2020, Harvey Weinstein est condamné à une peine de vingt-trois ans de prison.
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Le mouvement MeToo dépasse assez vite le cadre du cinéma américain. Le réalisateur et producteur français Luc Besson est accusé de viol par l'actrice Sand Van Roy. En juillet 2018, elle complète sa plainte d'une seconde où elle dénonce des faits de violences sexuelles survenues entre mars 2016 et mai 2018. Par la suite, huit autres femmes accusent Luc Besson de comportements déplacés. En décembre 2021, la juge d'instruction prononce un non-lieu en faveur du réalisateur, confirmé par la cour d'appel de Paris et par la Cour de cassation. Les autres témoignages restent sans suite, souvent prescrits.
Hugo Forquès
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