Olivia Ruiz : « Je suis une désobéissante-née »
Propos recueillis par Éric Mandel
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Olivia Ruiz.
© CHARLOTTE ABRAMOW
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Olivia Ruiz.
© CHARLOTTE ABRAMOW
Ces dernières années, elle avait délaissé les studios pour arpenter des chemins de traverse. Elle a pris le temps de voir grandir son fils, a sillonné la France avec son spectacle musical Bouches cousues, consacré à ses racines espagnoles, un thème également exploré dans ses deux romans - La Commode aux tiroirs de couleurs (2020) et Écoute la pluie tomber (2022) -, écoulés à 1 million d'exemplaires ! Nourrie par ses expériences parallèles, la chanteuse retrouvera vendredi prochain les bacs des disquaires avec La Réplique, son sixième opus, qui s'annonce comme un retour gagnant.
LA TRIBUNE DIMANCHE - Quel est votre état d'esprit avant la sortie de cet album ?
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OLIVIA RUIZ - Je suis dans une dynamique bougeotte. Je suis passée en mode petit taureau après avoir été petit rat de littérature. Les répétitions pour les concerts commencent à peine et je suis impatiente de retrouver le Printemps de Bourges [le 25 avril] pour voir où j'en suis physiquement, comment vont se passer les retrouvailles avec le public. Forcément, j'ai un peu le trac, mais j'ai cette tournée vertigineuse de 90 concerts qui arrive. Elle se remplit bien, on est même obligés de refuser des dates. En fait, je suis assez détachée des classements, du top albums, comme on disait à une époque. C'était l'obsession : il fallait entrer dès le début dans les 50 premiers, sinon c'était mort. Je m'épargne cette pression, car j'ai toujours défié les lois du disque. Mon album La Femme chocolat a été no 1 un an après sa sortie. J'avais appris la bonne nouvelle alors que j'étais en tournée en Amérique latine dans des bars minuscules devant des gens qui ne me connaissaient pas.
Propos recueillis par Éric Mandel
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